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XII.Existence de Dieu : la première base

 


J’ai la chance de ne pas être une philosophe, et ai toujours considéré avec circonspection leurs
écrits, du moins ceux qui me sont abordables. Kant et Nietzsche me sont tout simplement
incompréhensibles, pour ce citer qu’eux. Bergson m’est beaucoup plus accessible, en raison de la
qualité des traductions. Ne pensez pas tous « à moi aussi », c’est mauvais pour mon ego.
Et donc, c’est en ma qualité de schizophrène tendance scientifico-mystique que je vais maintenant
démontrer l’existence de Dieu. Même pas peur.
Impossible ?
Non, il suffit d’un brin de modestie et de beaucoup de génie pour arriver à ses fins.
Soit le dialogue suivant :
- Dieu s’enflamme facilement
- Ah ?!
- Oui, Dieu est une allumette
- Je suis sure que non, Dieu est unique, et il y a plusieurs allumettes dans la boite.
Les pyromanes vont être déçus. Le but n’est pas ici de démontrer que Dieu n’est ni une allumette, ni
un briquet, ni un tas d’autres choses inflammables, mais de préciser que l’existence de Dieu fait
forcément référence à sa « définition », l’infini n’étant pas à la portée de notre esprit cartésien.
Nous allons donc procéder à l’envers, et montrer qu’il existe une manifestation de Dieu dans la vie.
C’est d’ailleurs la démarche d’Albert Einstein lorsqu’il dit: « Définissez-moi d’abord ce que vous
entendez par Dieu et je vous dirai si j'y crois. »
Les hommes ont de tous temps inventé des dieux pour justifier l’existence de ce qu’ils ne
comprenaient pas. Désormais, nos justifications reposent sur des connaissances en physique, chimie
(elle même branche de la physique), et biologie (une branche aussi). Toutes ces sciences, exactes
dans la limite de nos connaissances actuelles, se réfèrent à un principe:
LE DÉTERMINISME
En un mot, le déterminisme postule que dans toute situation donnée, l’évolution dans le temps et
dans l’espace (caractéristiques de la vie sur terre) est prévisible, non aléatoire. Le fait que nous ne
sachions pas prévoir avec exactitude la position future de l’électron d’un atome (principe
d’incertitude d’Heisenberg), ne veut pas dire que cet électron puisse avoir une trajectoire non
imposée par les lois de la physique(1), ni que nous sommes des gros nuls. Le mode de décomposition
spontanée des atomes liée à la radioactivité nous semble totalement aléatoire(2), mais cela ne permet
pas non plus de remettre en cause le déterminisme.
La contestation du déterminisme revient à recréer une déesse Aléa, chargée de gérer tout ce qui nous
dépasse.
Donc, si les seules lois de la physique s’appliquent, il ne peut y avoir de liberté dans le monde
physique, à commencer par nous humains dont le corps physique est soumis au déterminisme,
notamment cet amas biochimique de type boyaux de la tête qui régit notre vie, que l’on appelle
communément cerveau.
Or, nous disposons actuellement d’un certain degré de liberté dans nos actes, Spinoza étant mort en
1677.

 


note1: NdA : En physique des particules, certains résultats non prévisibles sont attribués à l’influence de l’observateur lors de la mesure,
ce qui peut faire dire qu’une « conscience » perturbe l’expérimentation.
note2: NdA : Si le mécanisme qui pousse le noyau d’un atome à se désagréger reste inconnu, la tendance statistique (traduite par la
« période » radioactive) est clairement identifiée.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                 31

Par conséquent, il existe un facteur agissant hors des limitations matérielles, que je considère
comme étant une manifestation de Dieu, facteur qui intervient à minima dans toute situation
permettant d’exprimer notre liberté. Choisir le menu du déjeuner n’est pas réellement un acte libre,
car les critères sont imposés principalement par notre corps.
Objection! Ce n’est pas Dieu tel que le conçoivent les religions.
C’est pourquoi j’ai écrit à minima.
Et pourquoi considérer que c’est une manifestation de Dieu et pas autre chose?
Parce que la déesse Aléa n’existe pas (2e principe).
Acceptons humblement de l’aide :
(Paroles cachées 1.1) « O fils de l'esprit ! A mes yeux, ce que j'aime par-dessus tout est la justice; ne
t'en écarte pas si c'est moi que tu désires, et ne la néglige pas afin que je puisse me fier à toi. Par
elle, tu pourras voir par tes propres yeux et non par ceux des autres, et tu pourras comprendre par
ton propre savoir et non par celui du prochain. Pèse bien ceci : comment dois-tu être? En vérité, la
justice est le don que je te fais, le signe de ma tendre bonté. Fixe donc ton regard sur elle. »
On pourrait comprendre « la justice » par « Je serai juste envers toi », mais en quoi serait-ce un don(1)
qui nous est fait, sur lequel il faut fixer son regard?
Non, la justice mentionnée ici est un guide vers « action juste », « Sagesse »,« justesse »,
« droiture ». A propos de ceux qui ont refusé la loi de Dieu, le livre de la sagesse dit :
(Bible Sagesse 5.6) « La lumière de la justice n’a pas brillé sur nous ».
La notion approchante de « dharma » tient une grande place dans les vedas. Il ne s’agit évidemment
pas de la justice humaine. Elle présente une forme individualisée et se doit d’être indépendante des
conditionnements sociaux, résultats d’une vision collective -vision des autres- imposée par notre
environnement social. Faire preuve de justice, entreprendre l’action juste est la première base du
développement spirituel, une base et non un principe car nous choisissons plus ou moins nos actes.
Il arrive que l’action juste s’impose d’elle-même :
(Bhagavad Gita p.140) « Nous vivons généralement comme de simples brutes, mais parfois il nous
vient des désirs purs et désintéressés: c’est cette Étincelle divine qui exprime alors une force et un
éclat céleste en nous ».
Qui est en première base(2) ?
Prenons un exemple sordide basé sur un sordide fait réel sordide :
Un homme politique promis à un brillant avenir, gravement soupçonné de détournement de fonds
publics -des montants importants-, explique que « tout est légal », et ment comme il respire en fin
de marathon, en l’occurrence présidentiel.
En dehors de tout contexte social, son comportement a suscité une grande indignation.
(Bon, le voilà rhabillé pour l’hiver, il va pouvoir économiser des dizaines de milliers d’euros. Sans
être une grande fan de politique, j’ai en plus tendance à rejeter tout ce qui a eu un rapport avec
Sarko. Oui, comme des dizaines de millions de français, je suis sarkophage, le comble pour une
végétarienne, le grec sarcos signifiant viande. J’affirmerais bien aussi être macronphage si me
sentais autorisée à créer ce néologisme synonyme. )
Cette indignation vient d’un profond sentiment d’injustice: peut-on accepter qu’un gugusse se soit
servi ainsi, et ne manifeste aucun remords? Non. On ne sait pas d’où naît ce sentiment, mais il est
très puissant, indétrônable chez le plus grand nombre, suffisant pour détrôner le susdit.
C’est ainsi que doit se concevoir la vraie justice: Une « voix intérieure », universelle par nature, qui
délivre la connaissance absolue de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas. C’est un don de

 

 


note1: NdA  Ce don est synonyme de grâce lorsqu’il est porteur de dimension spirituelle. C’est en ce sens que la « grâce de Dieu »
a une importance fondamentale dans les religions.
note2: NdT  Allusion au film « Rain man » et à des jeux anglo-saxons dérivés de la marelle. Pas si facile à loger dans un roman
historique, mais il s’agit de la première base de l’évolution spirituelle.

 

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Dieu, qui possède donc des attributs de Dieu, pour nous inciter à faire Sa volonté. On peut le
rapprocher de « bonne conscience » à une nuance près : ce don de Dieu est très souvent rejeté par
nous inconsciemment. Contrairement aux apparences, cette ignorance induit une perte de liberté
car ce qui aurait pu être un choix devient un conditionnement. Les dictatures, et particulièrement les
systèmes totalitaires ont engendré d’innombrables moutons inhumains grâce à des techniques de
conditionnement élaborées dont nous développerons le principe. Le succès n’a jamais été complet,
sans quoi l’humanité aurait probablement disparu.
Ce sens de la justice qui nous est donné est un outil universel de développement spirituel. La
démarche consiste à accepter l’écoute de ce que l’on ressent comme juste, et à en tenir compte
autant que possible dans nos actes. On commet parfois des erreurs en confondant la voix et la voie
suggérées avec un préjugé, mais en sommes nous responsables?
Petit à petit, une vigilance -un niveau de conscience amélioré- grandit, permettant de s’opposer aux
préjugés nuisibles, favorisant ainsi une activité mieux orientée spirituellement.
Par contre, ignorer délibérément cette voix qui crie « ça va pas, non? » lorsque nous abusons est
facteur de conflit interne que notre corps enregistre et gère comme il peut. C’est le principe utilisé
dans la non violence: l’agression d’une population volontairement sans défense fait hurler de plus
en plus fort cette voix jusqu’à rendre la situation insupportable pour l’agresseur(1).
L’influence de Dieu peut donc se manifester fréquemment dans notre vie. La laïcité affichée de nos
sociétés a fait reculer le poids des religions, mais Dieu reste présent et continue d’agir de façon
subtile. Le bénévolat en est un exemple. Il apporte beaucoup de justice dans notre monde de brutes.
Les dons de Dieu ne se limitent pas à des directives:
Quelques exemples, tiré de mon vécu imaginaire:
Un jour, le Président, Directeur, Général, de l’entreprise où je travaillais à l’intérieur dedans me
téléphone « Vous avez encore envoyé bouler M. Thalbou ». J’ai répondu spontanément avec grande
sincérité « J’ai fait ça, moi? ». Une particularité de ma réaction est qu’elle semblait venir d’ailleurs.
En réalité, j’avais effectivement maintes fois envoyé paître cet adorable M. Thalbou, non pour le
rendre plus heureux, mais pour des raisons liées au travail plutôt perverses. Il faut bien s’amuser un
peu.
Plus fort encore: conduisant sur des routes de rase campagne au temps jadis où régnait la sacrosainte
priorité à droite, ce magnifique instrument de suicide involontaire prémédité, je ressentis un
véhicule venant de ma droite, que je ne pouvais pas voir. J’ai ainsi évité un accident suicidaire
comme sus-mentionné. La culture populaire parle de « bon ange gardien ». Les anges ne sont ils pas
réputés être des serviteurs de Dieu?(2) Merci grand-papa.
Et aussi: intéressée par les upanishads et pratiquant la méditation tout en restant imprégnée de
culture chrétienne, un doute sérieux envahit mon cortex obscur sur la valeur spirituelle de mes
recherches. Il me prit l’idée saugrenue de me rendre à la messe aux Baux de Provence, parcourant
ainsi trente kilomètres sous un orage exceptionnellement violent. Nous étions sept. Le curé fit un
beau sermon sur le thème de l’évangile du jour (Bible Luc 9.50) « Celui qui n’est pas contre Moi
est avec Moi » et torcha le canon à une vitesse digne de JFK(3). Génial, j’ai toujours détesté
l’artillerie ecclésiastique.
Mais attention, accepter le principe de ces interventions plus spécifiques de Dieu incite à imaginer
l’oeuvre de Dieu partout et peut conduire à de véritables catastrophes.
Autre point: le bonheur doit tenir une place particulière. Je considère une action comme juste si elle
accroît immédiatement ou de façon différée le bonheur de l’humanité. Rendre un service à une seule
personne suffit. La règle d’or, qui ne s’applique pas aux masochistes « Ce que vous voulez que les

 

 


note1: Gandhi et Martin Luther King ont utilisé le principe avec succès. C’est aussi le thème du livre « Pardonne moi Natacha » de
Sergei Kourdakov Éditions du Triomphe.
note2: Notre imagination populaire tend à classifier des entités purement spirituelles. A notre niveau, le seul le statut vraiment valable
devrait être celui de « serviteur de Dieu. »
note3: JFK, le président Kennedy était réputé pour un débit verbal (nombre de mots/minute) exceptionnel.

 

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hommes fassent pour vous, faites le pour eux » incite à utiliser notre connaissance innée de la nature
du bonheur, pour diffusion. Il n’est pas du tout interdit de se faire plaisir à condition de ne pas
dégrader significativement le bonheur collectif.
Il faut aussi s’intéresser au fait de pardonner. Un de mes amis, agnostique de surcroît m’a affirmé:
« Le pardon est le fait de Dieu seul ». Si les conséquences du pardon nous sont entièrement
imputables, l’initiative me semble bien avoir pour origine ce sens de la justice qui nous est donné.
Doit-on tout pardonner? Je n’y arrive pas toujours. La bêtise (au sens de bête et méchant), la
trahison de confiance de la part de proches me sont insupportables. Ma stratégie a été chaque fois
d’ignorer définitivement le mâle fautif.
Le fait de pardonner est le plus souvent respecté. Mon cadet, ainsi que deux de ses camarades, suite
à un quelconque pari ou une lubie d’adolescent, se sont présentés en cours au lycée en état
d’ébriété. Il se trouve que l’un de ses deux comparses tomba malade. Punition du proviseur,
d’accord. Un des parents me téléphona pour demander: « Quelle punition avez vous prévu pour
votre fils? » Je répondis « Aucune », arguant la non gravité des faits -plutôt une chance à mon
goût-, et le fait que j’avais connu bien pire avec mon aîné. J’ai gagné en respect de la part de mon
cadet et de toute la classe. Une punition excessive dévalorise inutilement celui qui la reçoit, et peut
être perçue comme une injustice.
Pour l’anecdote, un des maires de New York avait encouragé police et tribunaux à faire preuve de
clémence lors d’une première arrestation, mais de punir sévèrement les récidives. Les résultats ont
suscité l’admiration.
Le pardon de Dieu est souvent décrit comme inépuisable. C’est affirmé clairement dans
(Livre prières 26.8) « Tu es véritablement Celui qui toujours pardonne, le Très-Miséricordieux » ou
(Coran 39.54) « Dieu pardonne tous les péchés ».
Cela heurte un peu notre bon sens. C’est ainsi le contraire que semble indiquer Jésus, en parlant de
Judas qui le trahit(1) :
(Bible Matthieu 26.24) « Mieux eut valu pour cet homme là de ne pas naître ». Mais il n’est écrit
nulle part que même Judas ne sera pas pardonné.
Un exemple sublime est donné par le dramaturge Victor Hugo dans « Les misérables ». L’évêque de
Digne ignore la trahison de confiance de Jean Valjean lorsque ce dernier lui vole son argenterie.
On ressent l’action de Dieu. On connaît la suite.
Bon alors, de chez allô quoi ?
Premièrement, écrire « Dieu pardonne et Dieu ne pardonne pas » peut nous paraître illogique, mais
Dieu fait ce qu’Il veut et picétou.
Deuxièmement, rien ne dit que tout ne sera pas pardonné. Simplement, les épreuves futures risquent
d’être plus sévères. On se rapproche ici de la notion de « karma accumulé », principe selon lequel
les actions présentes auront une répercussion sur l’ «avenir ». Ce thème ne sera pas oublié.
Troisièmement, dire dans une prière « Tu es Celui qui toujours pardonne » constitue une démarche
spirituelle, une attitude supposée attirer le pardon de Dieu.
Je rappelle ici ce que je n’ai pas encore dit(2) : une prière n’a de valeur que si elle est récitée avec un
minimum de sincérité.

 


note1: Une théorie raisonnable voudrait que Judas ait trahi Jésus à Sa demande, pour que s’accomplissent les écritures.
note2: Allusion vécue à une méthode de management dynamique consistant à ne jamais écrire de consignes, mais à en inventer en
temps réel, tout en laissant supposer leur existence antérieure. Très pratique, mais fait passer le manager pour un crétin.

 

 

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Pour changer, un petit divertissement:
Considérons les deux situations, survenant à dix heures du soir dans une campagne reculée:
a- Un individu lambda rentre chez lui en voiture après avoir copieusement picolé dans un bar. Il
considère que les voitures sont rares et ne ralentit à aucun STOP, mais arrive chez lui sans encombre
bourré comme un coing.
b- Un individu lambda+1 rentre chez lui en voiture après avoir travaillé toute la journée, et conduit
prudemment à 79,995 km/h. Malheureusement, il s’endort à quelques mètres d’un STOP et percute
de plein fouet une voiture conduite par un colonel du GIGN ( à ne pas confondre avec GIG : grand
infirme de guerre). Mauvais karma.
Combien de justices peut on déceler? Je ne suis pas compétente pour répondre.
Comme l’a si bien dit le philosophe Pierre Dac : « Il vaut mieux la fermer et passer pour un con que
de l’ouvrir et ne laisser aucun doute à se sujet ». Il a dit « un con » mais je me sens concernée
quand même.

 

 

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XIII. Réciprocité : La deuxième base

 


Nous avons des obligations dans notre vie, relatées par toutes les religions. Ne m'intéressant que
très peu aux religions(1), je ne cite ici que ce que je considère comme nos devoirs les plus
fondamentaux :
(Bible Marc 12.30) Premier commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur,
de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. »
(Bible Marc 12.31) Second commandement : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même »
Par défaut, nous sommes tous serviteurs de Dieu. Ce deuxième commandement rejoint le premier.
Tout le reste n’est que conséquence de ces deux commandements.
(Paroles cachées 1.30) « O fils de l'homme! Ne refuse pas à mon serviteur ce qu'il pourrait te
demander, car son visage est mon visage; alors, ne sois pas présomptueux devant moi. »
(Paroles cachées 2.82) « O mon serviteur! Les hommes les meilleurs sont ceux qui gagnent leur vie
dans leur métier et, pour l'amour de Dieu, le seigneur de tous les mondes, dépensent leur argent
pour eux-mêmes et pour leurs semblables. »
(Paroles cachées 2.54) « O vous les riches de la terre! Les pauvres sont mon dépôt que j'ai placé
parmi vous. Veillez sur ce dépôt et ne soyez pas uniquement absorbés par votre bien-être
personnel.»
(Paroles cachées 1.56) « O fils de l'homme! Toi, tu désires l'or, et moi je désire que tu t'en libères.
Tu te crois riche en le possédant, et moi je sais que ta richesse est de t'en détacher. Par ma vie! Tel
est mon savoir et telle est ton imagination. Comment concilier mon point de vue avec le tien? »
Je n’ai pas encore réussi à transformer l’or en plomb mais ne désespère pas.
(Paroles cachées 1.27) « O fils de l'homme! Ne souffle mot des péchés des autres tant que tu es toimême
un pécheur. Si tu transgresses ce commandement, tu seras maudit, et de ceci je porte
témoignage. »
Ouille ! Heureusement, j’ai la chance de ne pas savoir ce qu’est un péché. Nous avons tous
tendance à envisager le monde en fonction de nos propres valeurs. Par exemple, le fait de tapoter la
tête d’un enfant est considéré chez nous comme un signe d’affection, mais provoquera l’indignation
en Asie. L’imperfection de notre comportement sur le plan spirituel traduit une échelle de valeurs
faussée qui ne devrait pas servir de référence pour juger les autres, à plus forte raison lorsqu’une
action (la parole) est engagée.
Médire sur autrui est devenu une tendance naturelle, particulièrement au travail. On ne choisit en
général ni ses collègues, ni sa hiérarchie. La bonne solution consiste à éviter d’aborder les sujets qui
fâchent et les sujets qui fâchent.
Il me paraît par contre évident qu’un Maître spirituel, pourtant seul autorisé à le faire, ne critique
jamais quiconque. Il fait preuve de compassion.
(Bible Luc 23.34) « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font ».
Quelques conseils, moins terre-à-terre :
(Paroles cachées 1.43) « Mentionne-moi sur ma terre afin que, dans mon ciel, je puisse me souvenir
de toi; ainsi seront réjouis mes yeux et les tiens. »
(Bible Matthieu 5.16) « Ainsi votre lumière doit-elle briller aux yeux des hommes pour que, voyant
vos bonnes oeuvres, ils en rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux. »

 

 


note1: NdT  Manifestation possible de la double personnalité de l’auteur.

 

 

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