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E-book

I. Bibliographie générale commentée

 


OEuvres dont seront extraites des citations :
Bible de Jérusalem - éditions Desclée de Brouwer 1955. Les références aux textes bibliques se
feront sous la forme (Bible livre verset).
Coran
Malheureusement, les différentes traductions que j'ai pu trouver sont parfois étonnamment
différentes. Les versets retenus présenteront nécessairement une similitude suffisante entre mon
exemplaire et ceux trouvés sur internet. Les références aux textes coraniques se feront sous la
forme (Coran sourate.verset).
108 upanishads - traduction Martine Buttex éditions Dervy 2012. Ce livre propose, outre la
traduction des 108 upanishads du canon MUKTITA, de nombreux commentaires, une description
de chaque upanishad et un glossaire fourni. De plus, la traductrice a fait l'effort, face à une
ambiguïté, de proposer plusieurs traductions, utilisant parfois un lien avec un texte plus récent. Les
références aux upanishads se feront sous la forme (108up. Nom-verset numéro page).
La Bhagavad Gita – par Swami Chinmayananda traduit de l’Anglais par Christiane Madeline
éditions Gui Tédaniel 2015. La Baghavad Gita est parfois considérée comme un recueil
d’upanishads en raison du style comparable à ces dernières. L’accent est mis sur l’action et la
dévotion. Les commentaires très fournis font souvent référence aux connaissances implicites des
érudits, rendant ainsi la lecture très accessible à un non-initié. Les références se feront sous la forme
( Bhagavad Gita chapitre verset page). Lorsqu’il s’agit d’un commentaire, chapitre et verset sont
omis.
Lumière sur les Yoga Sutra de Patanjali par B.K.S. Iyengar traduit de l’Anglais par Cécile de Le
Rue éditions Buchet-Chastel 2003. Les yogasutras de Patanjali sont considérés comme une
référence incontournable si l’on s’intéresse au Yoga. Ce livre peut paraître un peu difficile pour un
non-initié, mais il possède de nombreux niveaux de lecture. Je suis parfois en désaccord avec
certains commentaires, mais cela prouve simplement que le Yoga peut se vivre de différentes
façons. Les références se feront sous la forme (Yogasutras chapitre verset page). Lorsqu’il s’agit
d’un commentaire, chapitre et verset sont omis.
Entretiens avec Svami Prajnanpad de R.Srinivasan, traduction Colette Roumanoff éditions
L'Originel 1984. Svami Prajnanpad enseigne de façon très simple comment aborder la vie de façon
constructive. Les références se feront sous la forme (Swami Prajnanpad titre)
Les religions de l'humanité de Michel Malherbe éditions Criterion (2e édition) 1992. Les religions,
ainsi que leurs schismes sont évidemment présentés, mais des questions plus philosophiques traitant
du domaine religieux sont largement abordées. Les références se feront sous la forme (Religions
humanité titre).
Le nuage d'inconnaissance - traduit de l’Anglais par Armel Guerne éditions du Seuil 1977. Ce texte
hautement mystique d'un auteur anonyme Anglais du XIVe siècle est un manuel destiné à ceux qui
souhaitent se vouer à la vie contemplative. Les analogies avec le Yoga sont extrêmement
troublantes, mais le style reste très occidental. Mon avis est que l'auteur a tout comme moi subi une
erreur d'aiguillage à la naissance. Les références se feront sous la forme (Nuage d'inconnaissance
chapitre).

 

 

                                 

                                                                                                                                                                                                                                                                        9

 
 

II. Pertinence en communication

 


On se pose rarement la question de savoir comment aborder un livre, mais il me semble utile
d’insister sur la façon d’aborder cet ouvrage en particulier.
A titre d'exemple, si je dis « Dieu existe, c'est évident », il est possible d’imaginer au moins dix
réponses spontanées. Mes commentaires sont en italique, forme d’écriture qui, je le précise
utilement, a été inventée postérieurement à la mise en place hasardeuse de la tour de Pise :
1→ Ben oui, il a raison.
Pour ceux qui ont cette chance, il peut s'agir d'une conviction très profonde, voire d'une évidence
découlant de l'expérience quotidienne. Les Maîtres spirituels sont dans ce cas, mais aussi,
heureusement, des chercheurs sincères dans leur religion.
Pour d' autres, il peut s'agir du résultat de leur éducation,
pour d'autres encore la conséquence d'une vague intuition,
mais tous pensent que ce monde a nécessairement un Créateur et une finalité, telle une partition.
Eh oui, vouloir faire des rimes peut induire des phrases qui ne riment à rien.
2→ Ben non, c'est n'importe quoi!
Ce type de refus résulte souvent du rejet à l'adolescence d'une éducation religieuse trop rigide, ou
de l’adhésion à des idéologies matérialistes ou scientistes, entraînant un dénigrement systématique
de toute forme de religiosité ou de spiritualité. Accessoirement, on notera que l'attitude absurde de
quelques « religieux » intégristes a crée un effet de mode. Il est de bon ton pour un média de dire
que Dieu n'existe pas. En effet, comment accepter que des individus se prétendant guidés par Dieu
puissent agir de façon si évidemment ignoble ?
3→ Puisque tu le dis!
Cette attitude traduit une confiance vis à vis d'une autorité reconnue. On peut la rapprocher de
celle d'un enfant vis à vis de son maître à l'école.
4→ Encore une connerie de plus!
Attitude inverse de la précédente : L'autorité fait défaut par principe. C'est parfois le cas de
l'adolescent vis à vis de ses parents. Ce type de réaction peut aussi provenir d’une réaction trop
rapide, quasi-automatique. La solution que j’adopte autant que possible consiste à remettre en
cause ma propre compétence vis-à-vis du sujet abordé, sans nécessairement creuser davantage.
5→ Je sais pas, peut-être, il faut voir.
Hormis en Normandie, où c'est la seule réponse connue, le but est ici de reporter tout jugement à
une date ultérieure, voire de l’enterrer vivant.
6→ Ah bon?
Réponse caractéristique de l'un de mes beau frères – une autre forme d'expression étant ses rots
sonores -, témoigne d’ une réaction positive qui encourage le développement du thème.
7→ L'autre, il peut dire ce qu'il veut, je m'en fous.
Trop préoccupé par le quotidien, Dieu n’est pas nécessaire dans ma vie. Je participe à l’évolution
sans savoir pourquoi.
Passons à autre chose.
8→ C'est bien, ce qu'il dit, mais il a aucune preuve.
Légitime en général, mais hors sujet dans le cadre de notre étude.
9→ Intuitivement, je sens bien que c'est pas idiot, j'aimerais bien croire aussi, comment fait on?
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les jeunes sont nombreux à ressentir un manque dans
leur vie. L’insécurité liée au chômage de masse, le manque de confiance dans l'avenir leur fait
espérer une vie différente, mais uniquement sur un autre plan. La génération des années soixante
faisait généralement confiance au modèle américain. De nos jours, les religions occidentales
n'apportent pas en général de réponse satisfaisante en raison d'un formalisme excessif. Ce qui est

 

 

 

                                                                                                                                                                                              10

recherché ne doit pas être perçu comme une nouvelle contrainte sociale, mais comme une
dimension intérieure.
10→ Elle peut répéter? J'ai pas compris ce qu'elle a dit.
Sonotone défaillant. Vérifier les pipiles à pépère.
La portée du message délivré par un instructeur dépend clairement de la personnalité de celui qu’il
espère intéresser au sujet proposé. Un résultat satisfaisant suppose une relation de confiance basée
sur l’autorité et la compétence du pédagogue.
Pour faire autorité, un titre reconnu1 ou même une simple réputation peuvent suffire. Récupérer les
citations d'une victime innocente peut permettre de gagner lâchement de l'autorité, mais ne doit-on
pas toujours s'attaquer à plus faible que soi?
La compétence suppose une bonne connaissance du sujet proposé. Le message transmis doit être
pertinent. Dans le domaine scientifique, le critère utilisé est la vérification expérimentale par
différents groupes. Dans le domaine spirituel, on ne dispose que d'écrits dont l'ensemble constitue
une Tradition, rédigés dans le meilleur des cas par des Messagers ou des Maîtres eux-mêmes,
reflétant pâlement le niveau spirituel originel, si toutefois il existe. Aussi, la démarche pour valider
un écrit consiste t-elle d'une part à considérer la Tradition dont il est issu comme authentique, et
d'autre part à retrouver une cohérence avec d'autres oeuvres reconnues elles aussi, rédigées si
possible à des époques différentes. Malgré toute la bonne volonté dont je pourrais faire preuve, mon
argumentation sera influencée par mon vécu. Aussi, des thèmes seront mis en valeur et d’autres
délibérément ignorés, voire maintenus secrets.
Une bonne pédagogie impose de savoir adapter le niveau d'enseignement aux disciples. Le piège
classique est l'utilisation massive de sous-entendus, des évidences pour le formateur, mais mal
connues de son public. D'autre part, l’assistance peut être de niveau hétérogène. C'est pourquoi le
discours d'un Maître Indien transmet plusieurs fois la même information, mais avec des niveaux
légèrement différents d'une fois sur l'autre. Un occidental, qui ne comprend jamais rien de toute
façon, a l'impression que le Maître se répète, et que c'est dû à son âge avancé ou à sa calvitie. Enfin,
des âneries glissées de-ci de-là peuvent faire espérer un minimum d’attention.
Concernant celui qui subit, en l’occurrence notre bon lecteur, il se doit d’être apte et coopératif.
L'aptitude découle souvent de pré-requis implicites, tels une maîtrise linguistique, des bases
techniques suffisantes, mais aussi d'un minimum de vigilance intellectuelle.
La coopération est une attitude mentale propre à chacun. Elle suppose de s'intéresser au sujet
proposé, mais aussi de laisser de côté, du moins temporairement, les préjugés de toutes sortes. Il
serait impossible de vivre sans préjugés, car il faudrait alors tout analyser, et ainsi la lenteur de nos
réactions aurait clairement provoqué l'extinction de notre espèce.
Un équilibre est donc nécessaire.
En matière d'enseignement, l'absence de préjugé est une caractéristique commune aux enfants, ce
qui fait que l'on peut leur inculquer n'importe quoi. Chez un adulte, une analyse logique reste non
seulement légitime, mais souhaitable. Toute affirmation doit pouvoir être acceptée
intellectuellement. Malheureusement, l'intelligence (au sens usuel) n'est pas du tout adaptée dans le
domaine spirituel en raison de l'utilisation fréquente de métaphores, mais il reste des limites à ne
pas franchir, certaines reposant sur des préjugés bien fondés. Si je dis que le soleil tourne autour de
la terre à la vitesse de 106087 km/h environ en moyenne, un lecteur attentif devrait refuser2.
En dernier ressort, faire preuve d'honnêteté intellectuelle: il faut demander sans se mentir à soi même
pourquoi une vue non conforme à nos convictions ne nous conviendrait pas. Ne serait-ce pas
en raison d’un préjugé non fondé ou d’une peur de revoir certains fondamentaux dans la vie ?

 


note1:  L’attribution d’un titre reconnu n’a qu’une valeur statistique: j’ai été confrontée à deux experts auprès des tribunaux. L’un savait
à peine écrire le français, et de l’autre on pouvait se demander s’il était incompétent, vénal ou sénile.
note2:  Correction : c'est la terre qui tourne autour du soleil, mais bien à 106000 km/h environ en moyenne.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                             11

Je fais la fière, mais j’ai failli éliminer le livre sur les Yogasutras (bibliographie) parce que la vision
de son auteur est un peu franchement différente de la mienne. Heureusement, je m’en suis rendue
compte, et l’ai relu plusieurs fois depuis.
Application numérique
Appliqué à notre situation, où notre joyeux lecteur n'a pas voix au chapitre, cela donne, concernant
l' aptitude de l'auteure:
→ fait autorité ?: NON(1)
→ inspire confiance? : Je sais pas, peut-être, il faut voir, en tout cas elle essaye.
→ niveau adapté? : Je sais pas, peut-être, il faut voir.
→ pertinence du texte? : Il vaudrait mieux. Elle repose sur l'utilisation d’écrits issus de différentes
Traditions, couchés à des dates et en des lieux différents, regroupés par thème.
La cohérence entre les Traditions ne constitue pas une preuve de leur véracité, car des influences
des plus anciennes envers les plus récentes sont parfois sinon évidentes, du moins probables. Par
contre, nous nous efforcerons de relever l'identité des Traditions au niveau le plus fondamental -
celui qui pour nous importe ici-, mais aborderons aussi ce qui permet de comprendre quelques unes
de leurs différences.
Concernant l'aptitude du lecteur ci-présent:
→ pré-requis? : aucun n'est nécessaire
→ maîtrise linguistique? : suffisante par défaut
→ vigilance intellectuelle? : je sais pas, peut-être, il faut voir
→ coopératif? : OUI et NON. On le verra, pour nos détachés lecteurs déjà attachés à une religion,
certaines affirmations pourront se heurter à des préjugés très solidement établis. Pour espérer un
minimum de coopération, il leur faudra réussir temporairement à maîtriser des pulsions
aéronautiques. Je rappelle à toutes fins utiles qu'un livre vole moins bien qu'un ordinateur portable.
La tablette, quand à elle, est une véritable aile volante. La bonne réaction mentale sera un « Ah
bon ? » - roter ou ruminer n'étant pas indispensable -, pour digérer l'information ou différer
l’opinion qu’elle pourrait susciter. Une bonne attitude peut aussi aider l'intuition à prendre le dessus.
Un texte écrit reste un bien faible moyen dans le domaine spirituel, mais elle ne peut pas faire
autrement (sauf chanter, peut-être, mais on risque de l'accuser de déclencher la prochaine crue
centennale à Paris, laquelle menace en ce mois de mai 2016).
Lutter contre ses propres préjugés nécessite un gros effort et provoque un inconfort pouvant parfois
être ressenti physiquement. La découverte de l'unité intrinsèque des religions a provoqué chez moi
un rejet quasi-physique, heureusement de courte durée, sinon je ferais un traité sur la culture des
patates en milieu hostile. (jolie perche pour ceux qui pensent « on aurait préféré »).
Nous venons d’utiliser le mot Dieu, ce qui est légitime, ce terme étant suffisamment évocateur, mais
probablement très imprécis chez le plus grand nombre.
Notre cerveau réducteur, qui découpe les concepts en rondelles pour pouvoir les ranger dans des
tiroirs normalisés -seule stratégie dont il dispose-, est influencé par son milieu culturel.
« Dieu est une création de l’homme » m’a t-on dit. Je traduirais plutôt par « Dieu est le fruit de
l’imagination de l’homme », en ce sens que chacun d’entre nous imagine ce qu’il pense être Dieu.
Notre culture judéo-chrétienne, par définition influencée par le judaïsme et le christianisme, tend à
percevoir Dieu comme une individualité. On le désigne par « Il » ou « le Père », et s’adresse à Lui

 


note1: Il me faudra donc faire appel à des citations faisant autorité, tout en essayant de ne pas en abuser. Mon expérience personnelle
aura inévitablement une incidence sur les sélections opérées et les conclusions qui en découlent. B.K.S. Iyengar (voir
bibliographie) a éclairé les yogasutras en soulignant l’importance des postures (asanas) dans le Yoga. Avec mon physique
d’origine reptilienne, je n’ai pas la même expérience et donnerai une vision souvent différente.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                               12

en utilisant « Tu », « Toi ». Cela présente de grave inconvénient de tendre -souvent
inconsciemment- à imaginer Dieu comme étant à notre image, et donc Le limiter.
Les textes anciens d’origine indienne utilisent souvent le sanskrit « tat », que l’on peut traduire par
« cela » (utilisé pour sa neutralité), pour désigner la perception de Dieu. Luc Ferry(1) utilise la
terminologie « la transcendance », tant pour désigner Dieu Lui-même que notre relation personnelle
à Dieu, et va donc encore plus loin en les considérant comme indéfinissables. Cela a le mérite d’être
clairement pas clair.
Maître Eckhart, un brillant théologien du XIIe siècle utilisait deux termes distincts pour désigner
Dieu. La Déité pour faire référence à Sa dimension inaccessible, Dieu pour traduire Sa
manifestation dans Sa création. Petite remarque : Maître Eckhart a été condamné par l’Église pour
hérésie, tandis que les les gens simples (pocagentas) de son temps ont accepté avec enthousiasme le
message transmis par ses sermons. Une spiritualité authentique a imprégné le Moyen Âge.
Mais n’allons pas trop vite, laissons le flou subsister encore un peu.

 

 


note1: Luc Ferry L'homme-Dieu ou le sens de la vie éditions Grasset

 

 

                                                                                                                                                                                                                                    13