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Certaines erreurs que notre éducation (s’il y a lieu) nous incite à considérer comme telles sont
parfois rangées sous le vocable péché. Le christianisme accorde une grande valeur au péché. Le mot
péché est à l’origine un mot hébreu du langage courant qui signifie "manquer sa cible".
Il est étonnant de constater que sur la base de cette définition si juste -la cible étant de se rapprocher
de Dieu-, la notion de péché se limite le plus souvent à des actes prohibés. Les sept péchés capitaux
-paresse, orgueil, gourmandise, luxure, avarice, colère, envie- ne font qu'indirectement référence à
Dieu. Nous n'avons aucune responsabilité envers le péché originel, pourtant le plus grand de tous
car sans lui la cible serait atteinte depuis toujours.
Sans vouloir encourager le péché, il me paraît nécessaire de le remettre à sa vraie place, le
manifesté, le niveau grossier de la spiritualité. S'il est clair que l'on a peu de chances d'évoluer
spirituellement en ayant une vie dissolue, oublions cette notion de péché, faisons au mieux et tout
ira bien.
***
Ce qui s’oppose à la notion de péché est la notion de vertu. Celle que je tiens pour la plus grande est
l’humilité.
Cette autre citation de Gandhi me scie et montre à quel point il m'en veut énormément:
« Cultiver l'humilité revient à cultiver l'hypocrisie. L'humble n'a pas conscience de son humilité. »
J'ai dû assassiner le Mahatma dans ma vie antérieure, ce qui prouve la réincarnation.
Matthieu Ricard offre une perception qui me sied davantage :
« L'humilité est parfois méprisée, considérée comme une faiblesse. [..] Les humbles ne sont pas des
gens beaux et intelligents qui s'évertuent à se persuader qu'ils sont laids et stupides, mais des êtres
qui font peu de cas de leur ego. Ne se considérant pas comme le nombril du monde, ils s'ouvrent
plus facilement aux autres et sont particulièrement conscients de l'interconnexion entre tous les
êtres. »
Dans le domaine spirituel, l'humilité est une grande vertu car elle nous positionne au bon niveau, en
gros un gros tas de molécules toutes pourries plus ou moins bien organisé, et ce de façon
temporaire.
(108up. Maha III-39 p.379) « Qu'est-ce qui parle en faveur de la femme, cette marionnette de chair
mue par un mécanisme dans la cage de son corps, et qui possède des nerfs, des os et des tendons?
Pourquoi se bercer d'illusions? Séparez la peau et la chair, le sang et les larmes, puis contemplez ce
corps. Est-il attirant? »
Évidemment, sorti de son contexte… Il s'agit en fait d'un conseil donné par un Maître à son disciple
pour le dissuader de se laisser envoûter par les femmes. On peut remplacer « femme » par tout être
vivant un peu élaboré, cette phrase reste vraie.
On peut donc cultiver l'humilité en prenant conscience de la fragilité de nos points forts -des
cadeaux du ciel pouvant être repris à tout instant- et de notre éloignement de la cible. L’humilité
vécue avec sincérité est un puissant ennemi de l’ego, ce qui lui confère une très grande valeur
spirituelle. J’ai cru comprendre que nos psychiatres attribuent une dimension pathologique à un ego
affaibli. Il ne faudrait pas inverser les rôles.
On connaît d’Einstein E=mc2, mais beaucoup moins l’équation ego=1/ connaissance:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J’ajoute enfin que l’humilité favorise la tolérance: Qui peut prétendre humblement juger les autres ?
***
Devant cette pagaille que constitue le mélange de considérations morales ou religieuses (plus
précisément spirituelles) et son interaction dans le quotidien, il convient de relativiser.
Au fond, que recherchons nous? Il n'y a qu'une réponse: le bonheur, tout le reste n'est qu'illusions.
Une spiritualité épanouie procure un bonheur permanent, immuable.
(108up. Annapurna V-44 p.611) « Par la perception de Brahman, lorsque tu es infailliblement dirigé
vers Lui, tu contemples cette félicité authentique, car ton regard spirituel est rempli par la vision que
tout le connaissable est Brahman »
Ce qui fait dire :
(Paroles cachées 1.35) « O fils de l'homme! Ne t'attriste que si tu es loin de Nous. Ne te réjouis que
si tu t'approches et reviens vers Nous. »
Bon d'accord, j'ai placé la barre un peu haut.
En attendant, il faut privilégier tout ce qui possède une dimension humaine au détriment des
contingences matérielles ou sociales. Il est heureux de jouer, mais va se salir? Elle n'a pas fini ses
devoirs, mais devrait se coucher? Mon adolescent ne pense pas comme moi? Tant mieux! Il refuse
de m’obéir. Et si c'était lui qui a raison? Mon patron ne m'augmentera jamais. N'ai pas déjà de quoi
vivre confortablement? N'est il pas beaucoup plus important de savoir si mon travail me convient?
Ma grand-mère disait souvent :« Cela n’a pas d’importance ». C’est un signe de sagesse.
Par conséquent, oublions la relativité restreinte, passons à la relativité générale.
***
Le monde extérieur tend à nous imposer une contrainte redoutable : le conformisme.
Le conformisme, pris dans son sens le plus large, est d'abord une attitude mentale consistant à
considérer les pensées ou les codes de conduite -des normes- d'un groupe comme légitimes de droit,
et pouvant servir de référence dans nos actes.
C'est une forme de privation de liberté, une inhibition, imposée à soi-même, qui, comme le préjugé,
peut être légitime. Il serait réellement inacceptable d'aller à un enterrement en tutu rose avec aux
pieds des chaussures vertes, une faute de goût évidente.
La « bonne éducation », forme première d'apprentissage du conformisme, est justifiée, mais se doit
de respecter des limites mal définies, ce qui constitue un véritable casse-tête. Insuffisante, c'est la
porte ouverte aux déviations sociales, excessive c'est l'étouffement de la personnalité, ce qui n'est
guère mieux.
Le conformisme s'oppose à créativité, originalité, évolution, tolérance, et ce qui est tout aussi grave,
rend vulnérable dans les situations non conventionnelles. J'ai très souvent été confrontée dans ma
carrière à des collègues ne possédant aucune imagination, et qui se trouvaient de ce fait souvent en
difficulté.
Fait authentique: au Pérou, une demoiselle bien élevée prénommée Marion que l'on surnommait
gentiment « la Marionnette », possédait par conséquent des nerfs, des os et des tendons, avait aussi
un nez droit et très fin, donc évidemment des doigts suffisamment fins pour pouvoir se récurer les
narines. Que ferions nous dans les bouchons ou aux feux rouges, sans cette adéquation de taille
entre les mains et le nez? La nature est bien faite. J’ai un gros nez, ce qui n’est pas forcément un
canon de la beauté actuelle, mais me permet de disposer néanmoins d’une force physique supérieure
dans les mains. Je conseille le gros nez: voir ce qui est possible auprès d’un chirurgien esthétique.
Bref, Marion, prenant innocemment des pauses de star ou de statue grecque, se faisait draguer par la
moitié de l'Amérique Latine, au point de le ressentir parfois comme une agression. J'ai donc estimé

 

 

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de mon devoir de lui apprendre à réagir par la jolie phrase « je te pisse à la raie », adressée
mentalement à son agresseur. J'ai réalisé plus tard qu'elle avait compris « je te pisse à l’arrêt ». La
contre-éducation n'est pas toujours facile.
Le respect des lois peut nous inciter à nous dédouaner à tort de nos obligations morales. Un ordre
reçu peut être inacceptable, et la raison de la majorité n'est pas toujours la meilleure.
Le conformisme assure le plus souvent une forme de confort, toute rupture avec une norme
exposant à la réprobation des conformistes, majoritaires.
Georges Brassens en a fait le thème d’une chanson géniale intitulée « La mauvaise réputation »,
dont voici un extrait :
Non, les brav’s gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.
Les braves gens constituent évidemment la majorité silencieuse. Silencieuse?
S’il est facile d’accepter une réaction de rejet à l’encontre de ce que nous percevons comme
différent, les actes associés (ici la médisance) ne devraient en aucun cas se justifier. Une conception
différente de la vie par autrui qui ne nuit à personne, en quoi cela nous regarde t-il ? Quelle est la
cause d’une réaction agressive ?
Ma réponse est glaçante : c’est la jalousie. Les conformistes, piégés dans la prison mentale qu’ils se
sont eux-mêmes bâtis, sont jaloux de la liberté de ceux qui ont réussi autrement. La jalousie est un
mélange d'émotions comme la colère, la tristesse, la frustration et le dégoût. Pas glop !
Nous redonnons ici une partie de ce qui a justifié le premier principe :
(Paroles cachées 1.1) « A mes yeux, ce que j'aime par-dessus tout est la justice; ne t'en écarte pas si
c'est moi que tu désires, et ne la néglige pas afin que je puisse me fier à toi. Par elle, tu pourras voir
par tes propres yeux et non par ceux des autres, et tu pourras comprendre par ton propre savoir et
non par celui du prochain. Pèse bien ceci : comment dois-tu être? En vérité, la justice est le don que
je te fais, le signe de ma tendre bonté. Fixe donc ton regard sur elle.»
Il est clair que la « justice », ce cadeau de Dieu s’oppose fermement au conformisme, voire à
l’autorité établie. Réciproquement, s’entraîner à luter contre le conformisme permet à la vraie
justice de s’exprimer davantage.
Albert Einstein : « Le respect irréfléchi de l’autorité est le plus grand ennemi de la vérité ».
Les enfants possèdent la spontanéité que l’on doit reconquérir :
(108up. Subala 62 p.504) « Le sage doit retrouver sa nature originelle, redevenir l’enfant qui est
sans attachement ni défaut ».
(Bible Matthieu 18.3) « En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous ne
pourrez entrer dans le Royaume des Cieux ».
Avoir une attitude non conventionnelle nécessite une force intérieure, mais au fond n'est ce pas là ce
que l'on doit rechercher? La démarche consiste à être vigilant, remettre en cause nos
conditionnements. Il n'y aura pas forcément de grands changements dans notre vie, mais au moins
nous cesserons d'être des automates plus ou moins bien programmés.
Par ailleurs, il a été prouvé médicalement que les doctrines en -isme peuvent provoquer une
atrophie cérébrale irréversible. Les variantes en -zisme et -nisme méritent une attention particulière.
Ce n’est pas Iossif Vissarionovitch Djougachvili qui me démentirait.
Dans le même état d’esprit, cynisme et humour sont à prendre en considération.
Certes, le cynisme est souvent confondu avec négativité. La raison en est simple: c'est qui est
considéré comme convenable est exprimé librement, les autres thèmes étant perçus comme du
cynisme.
L'humour consiste à montrer un élément d'une situation, et si possible le mettre en décalage.

 

 

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Un exemple d'humour Anglais:
Un joueur de golf novice envoie une balle contre une voiture en circulation. Le conducteur perd le
contrôle, et percute un train, qui déraille…
Notre golfeur maladroit apprend la situation et demande « c'est affreux, que faut il faire? »
Réponse d'un golfeur « Vous voyez, quand vous prenez le club de golf, il faut le tenir comme ça »
La réponse est tout à fait exacte car elle remonte aux sources de l'incident, tandis que la solution est
attendue au niveau des conséquences. La réponse est donc ici simplement non conventionnelle.
Un autre exemple d'humour (base : célébrissime sketch du train Laspallès et Chevallier )
« Vous avez train qui part de Paris à 19H35, qui arrive à Pau à 8H20 mais vous avez un
changement à Strasbourg » « Quoi, il y a un changement à Strasbourg pour aller de Paris à Pau? »
« Ben oui, sinon vous iriez tout droit en Allemagne! »
Cette fois ci, c'est sur la base d'une situation farfelue déjà amusante que vient s'ajouter une vérité
que l'on attend pas.
Le rire constitue un anti-stress très puissant, à utiliser sans modération.
Cynisme et humour procèdent du même état d'esprit : un mode de pensée emprunt de lucidité
observant la situation sous différents angles, même ceux considérés comme anticonformistes, voire
stupides. Sauf quelques cas extrêmes -racisme principalement-, la vérité mise en avant ne porte pas
à conséquences, et gagne à être dévoilée. La bonne entente entre cynisme et humour est relatée par
la sagesse populaire dans le dicton: « C’est Monique qui rit quand elle est cynique ». Je ne me
rappelle pas pour quel motif sérieux Thérèse rit aussi.
J’écrirais bien sur l'autodérision mais suis nulle dans ce domaine.
Je reste partagée sur le rôle néfaste du mensonge à autrui. Mentir est un peu un sport international
en occident dans nos relations commerciales. Nous avons compensé les conséquences par la
prédominance de l’écrit. Il est par contre indispensable de ne pas se mentir à soi-même, de faire
preuve d’honnêteté intellectuelle.

 

 

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XXX. Mort et réincarnation

 


La vie peut nous être reprise à tout instant. Une formule que je retiens souvent est celle du moine
perdant son fût de bière adoré dans le film Robin des bois, avec Kevin Costner :
« L’Éternel a donné, l’Éternel a repris, loué soit l’Éternel ».
La Tradition Indienne tient la mort comme inévitable et la réincarnation comme évidente. Je n'ai fait
qu'une trop courte expérience de la mort pour pouvoir donner des précisions incontestables. Par
contre, la réponse est donnée dans la Foi bahaie :
(Leçons Acre 52.1) « Question. - Pourquoi l'esprit a-t-il été incorporé? Réponse. - La raison de
l'apparition de l'esprit dans le corps est la suivante: l'esprit humain est un dépôt divin; il doit
traverser tous les degrés, car son passage et son mouvement à travers les degrés de l'existence sont
le moyen par lequel il acquiert les perfections. »
Notre passage sur terre n’est qu’une étape parmi d’autres, à l’image d’un stage dans un cursus de
formation. Tout redoublement est exclu:
(Leçons Acre 81.25 à 28) « On appelle création l'arc de descente, et évolution celui de montée. L'arc
de descente aboutit à la matérialité, l'arc de montée à la spiritualité. La pointe du compas, en
décrivant un cercle, ne fait point de mouvement rétrograde, car cela est contraire au mouvement
naturel et à l'ordre divin, et la construction du cercle en serait viciée. D'ailleurs, ce bas monde n'a
pas une telle valeur ou une telle perfection pour que l'homme, après être sorti de cette cage, désire
une seconde fois être pris dans ses barreaux. Non, grâce à la bonté éternelle, le mérite et la dignité
véritables de l'homme deviennent visibles et clairs par la traversée des étapes de l'existence, et sans
qu'il soit besoin de les recommencer et de revenir. »
Aussi, la mort peut elle être vue comme une libération :
(Paroles cachées 1.32) « O fils de l’Être suprême ! De la mort j'ai fait pour toi une messagère de
joie. Alors pourquoi t'affliges-tu? »
(Bible Sagesse 4.14) A propos du juste: « Son âme était agréable au Seigneur, aussi est elle sortie en
hâte de la perversité »
Bon c'est comme ça que l'on obtient un troupeau d'autruches pour pas un rond.
Et là, normalement, je devrais fourguer dans le cadre d'un paradigme cosmologique une tirade
scolastique eschatologique pompeuse non lacée sur le paradis et l'enfer, avec une notion de time-out
tel que « fin des temps », « fin du monde », « jugement dernier », et tutti quanti. Peut-être un peu
fêlée, mais honnête -Si, si - , j'ai vérifié dans le Livre de la certitude.
Alors, on dégage les oreilles du sable, et on écoute, ou plutôt on tourne la tête de cent octante degrés
et lit attentivement, une fois.
Le concept de réincarnation est à prendre dans le sens de la continuation de la vie spirituelle dans
des « univers » de plus en plus élevés spirituellement. Lorsque l'on se débarrasse de cette enveloppe
corporelle qu'est ce corps de marionnette, l'âme, que seul le niveau spirituel concerne, est
inchangée. C'est d'une logique implacable. Du coup, une âme peu évoluée spirituellement -
conséquence de sa négligence dans cette vie terrestre- risquera de se trouver dans un « univers » qui
ne lui correspond plus du tout. Imaginez un trader dans un monde sans argent, un artisan boucher
chez les végétariens, un pyromane au pole nord, le camembert au frigo, l’utilisateur d’un ordinateur
devant subir les affres d’un système d’exploitation volontairement vérolé. Quel enfer! Mais de
flammes, pot de Bâle. Et pourquoi ne pas supposer les vies futures proposées en fonction des
« notes » obtenues dans les vies antérieures, selon le modèle des concours de médecine ou des
grandes écoles? D’accord, je ne devrais pas imaginer.

 

 

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