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(Livre certitude 20.11) « Il est donc légitime, puisque l'existence est une progression, de demander
pour un défunt l'avancement, le pardon, la grâce, la bienveillance et les bénédictions. »
Un paradoxe se doit d’être levé. Si on admet que notre vraie nature est l’Atman, alors on peut
conclure que la prière d’un Maître spirituel est un phénomène étrange : L’Atman prie l’Atman…
Pas tout à fait:
(108up. Narada IX-15 p.890) « Plus subtil que l’infiniment subtil, plus grand que l’infiniment
grand, l’Atman est occulté dans le coeur de toute créature. Il contemple le Seigneur transcendant ».
(7vallées 5.1-5.3 et 5.6) « Parvenu au terme de la vallée de la connaissance, dernier état de
limitation, le voyageur arrivera dans la vallée de l'unité où il boit à la coupe de l'Absolu et voit les
manifestations de l'unicité. Alors il transperce les voiles de pluralité et, fuyant les mondes charnels,
s'envole vers les cieux d'unité. Il entend par l'ouïe de Dieu, et voit par l’oeil de Dieu les mystères de
la création divine. Mais il ne s'attribue aucun nom, aucun titre, ni aucun rang, trouvant dans sa
louange à Dieu son propre éloge ».
Personne n’a le vertige?
J’ai pu faire l’expérience de la performance de la prière. Demandant à Dieu qu’il me mette à
l’épreuve, le jour même mes revenus ont été divisés par quatre. Ils deviendront ensuite négatifs. Eh
oui, c’est possible : en arrêt maladie, lorsque tous le mécanismes sociaux (dont la prévoyance) sont
partis en vrille, le paiement de la mutuelle obligatoire rend le fin de mois débiteur et... imposable.
Rien de grave dans tout cela.
***
S'opposant à l'idée rependue chez les «méditants» selon laquelle il ne faut pas courir deux lièvres à
la fois, mon vécu m'a appris que méditation et prière sont des activités complémentaires, la
méditation pouvant même être sous-jacente dans la prière, notamment pendant des silences. Une
présence discrète devient l'interlocuteur de la prière. Dire ou penser lentement une prière est
bénéfique car favorise l'ajout de silences dans lesquels s'immisce de la méditation.
Selon un de mes amis, c'est une technique qui est utilisée couramment en sophrologie et en hypnose
("nouvelle hypnose") où le discours est composé aux 3/4 de silences. Soit.

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                    78

 

XXVIII. Le yoga de Patanjali

 


Ce qui va nous intéresser ici est essentiellement le yoga vu sous son aspect concret.
(Yogasutras I.2 p 71) « Le Yoga, c’est l’arrêt des fluctuations de la conscience. »
Les fluctuations de la conscience résultent d’une absence de contrôle du mental, qui produit ses
imaginations. Aussi, je préfère la définition « Le Yoga est le contrôle permanent du mental. »
Le mental du Yogi n’étant plus perturbé par les sens, se relie à l’Atman tout en restant capable
d’agir dans le manifesté. La conscience universelle agit à travers lui.
Nous avons énoncé sommairement les membres de ce yoga dans le chapitre intitulé «Le yoga ».
Rappelons que les huit membres du yoga sont: Yama, Niyama, Asana, Pranayama, Pratyahara,
Dharana, Dhyana et Samadhi . On trouve la même description dans (Yogasutras II.29 p.162).
1. Yama
Yama concerne notre attitude dans la vie courante : non-violence, sincérité, droiture, contentement,
compassion, etc.
La compassion est considérée comme un devoir, mais c’est d’abord un résultat. Nous avons vu que
l’absence de compassion peut être inconsciente (un vasana). La véritable compassion est une
attitude spontanée, un état d’esprit. Cependant, se dire « je dois faire preuve de compassion »
permet d’adapter les actes si nécessaire.
Le même raisonnement s’applique au contentement.
2. Niyama
Niyama concerne nos devoirs spirituels: piété, dévotion, étude des textes, etc.
3. Asanas
Les asanas sont des postures d’origine millénaire qui, on l’a vu, améliorent le fonctionnement du
corps, et donc de l’esprit. Les vasanas liés au corps (traumatismes divers et toxiques) sont éliminés.
S’il me paraît préférable d’apprendre les asanas dans un cours, on peut cependant trouver sur le net
des vidéos(1) en anglais montrant comment les pratiquer. De très nombreux ouvrages existent aussi
sur le sujet. On remarquera facilement l’existence de nombreuses variantes d’une même posture
d’un pratiquant à l’autre. Les occidentaux ayant statistiquement la souplesse d’un IPN en acier
trempé de 300(2), une réalisation parfaite des postures leur nécessiterait une vie de plus de dix mille
ans. Il me paraît donc utopique pour eux d’espérer atteindre la perfection dans l’exécution des
postures.
Une upanishad du yoga -la Shandilya- décrit huit postures dites principales susceptibles de
supprimer toutes les pathologies du corps et d’éliminer tous les poisons (les toxiques) :
Svastika, Gomukha, Padma, Vira, Simha, Bhadra, Mukta et Maruya. Bien. Mais ce n’est pas tout :
(Yogasutras p.181) « La perfection dans l’asana est obtenue seulement lorsque cesse tout effort et
que s’installe un équilibre infini qui permet au véhicule fini, le corps, de fusionner avec le témoin. »
« La perfection dans l’asana est une joie, une bénédiction et une béatitude sans nuages. »
La pratique des asanas peut être rapprochée de celle de la méditation en pleine conscience:
(Yogasutras p.257) « Une des raisons pour lesquelles j’ai été assez dur lorsque j’enseignais les
asana, et je suis encore très exigeant, est ce que je tiens à ce que mes élèves vivent vraiment dans le
présent pendant l’heure et demie que dure la leçon. Pendant que je crie pour qu’ils tendent leurs
jambes dans sirsasana (posture sur la tête), ils ne peuvent pas se demander ce qu’ils vont faire à

 

 

 


note1: Le mot clé le plus pertinent est le nom de la posture collé à sana suivi de posture. Ex : « gomukhasana posture »
note2: Un IPN est une poutre normalisée en forme de I destinée à supporter un plancher. Le chiffre indique la hauteur du I en
millimètres.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                      79

dîner ou s’ils auront bientôt une promotion ».
Rappelons le, BKS Iyengar est un Maître dans la pratique des asanas, et ce qu’il écrit correspond à
son vécu.
(108up. Tejo Bindu 26 p.1021) « On appelle Siddhasana la posture en laquelle les Parfaits sont
parvenus à réaliser l’Un qui jamais n’a pas de fin comme support de l’univers, contenant tous les
éléments et tous les existants ».
Siddhasana fait partie des postures propices à la méditation. Le dos et la tête devraient être droits,
sans provoquer d’inconfort. On peut s’asseoir sur un coussin pour éviter toute contrainte au niveau
des vertèbres.
4. Pranayama
(108up. Jabala V p.978) « Pranayama est le procédé consistant à contrôler son souffle par l’adoption
systématique de l’inspir-la rétention-l’expir ».
Le principe général consiste à focaliser sa conscience sur les flux d’air et les phases de la respiration
selon un rythme choisi. Assurer un vidage profond des poumons fait travailler les muscles du
diaphragme, assurant ainsi une meilleure circulation sanguine dans les organes digestifs. Le
pranayama est réputé améliorer la gestion des énergies dans le corps. Ses vertus sont reconnues par
la médecine occidentale. Quelques précautions élémentaires doivent être respectées: une hyper
oxygénation trop importante, tout comme une apnée excessive sont néfastes. On trouvera des
exemples de pratique dans des vidéos d’ Elan Sarro.
La maîtrise des modifications du mental étant le but recherché par le yoga, une bonne pratique du
pranayama vaut celle de la méditation(1) :
(108up. Tejo Bindu 31 p.1021) « On appelle Pranayama le contrôle de la respiration, grâce auquel
on maîtrise également les modifications du mental ».
(108up. Jabala VI p.979) « Le contrôle du souffle purifie la conscience (chitta) et la conscience
ainsi purifiée commence à voir directement la lumière intérieure ».
La lumière intérieure est désignée par sattva.
5. Pratyahara
(108up. Jabala VII p.981) « Pratyahara est le procédé par lequel tous les organes sensoriels, qui
d’habitude jouissent de leurs objets respectifs et sont attirés par les plaisirs du monde, sont rétractés
volontairement. [..] Vénérer le Seigneur tout en accomplissant les oeuvres nécessaires est aussi
appelé retrait des sens ».
Faut-il rappeler que le mental est un sens ?
Pratyahara est une forme avancée de détachement, pouvant résulter d’une bonne pratique des
observances, des asanas, du pranayama, et favorisée par la méditation.
6. Dharana
(108up. Mandala 1 p.991) « Le retrait du mental des objets des sens et la fixité de la conscience,
voilà ce qu’est la concentration (dharana) ».
Le retrait du mental est pratyahara. Dharana traduit l’aptitude à focaliser son attention au-delà des
sens. Dharana est une conséquence naturelle de pratyahara. Une fois le mental détourné des sens (le
manifesté), il ne peut que se tourner vers le non-manifesté. Dharana est considéré comme le premier
palier de conscience orientée vers le non-manifesté.

 

 

 

 


note1:  NdA  Ce n’est pas un avis personnel. Je considère la méditation comme souveraine, mais chacun son truc.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                         80

7. Dhyana
(108up. Mandala 1 p.991) « La contemplation de l’unicité de la conscience à travers tous les objets,
voilà ce qu’est la contemplation profonde (dhyana) ».
Dhyana est aussi traduit par méditation.
Lorsque l’attention, focalisée par la concentration, s’est tournée vers le non-manifesté au point que
cela permet de percevoir le niveau unifié de la vie, alors dharana devient dhyana.
8. Samadhi
(108up. Mandala 1 p.991) « L’oubli de soi à travers la contemplation (dhyana), voilà ce qu’est
l’absorption profonde (samadhi) ».
(108up. Adhyatma 46 p.321) « Celui qui dans sa sagesse ne perçoit aucune différence entre le sujet
et Brahman, qui ne se réfère plus à une distinction entre Créateur et création, est un libéré-vivant ».
Samadhi est le résultat, le point culminant du yoga. Le sujet (le Témoin, le Soi, l’Atman) n’est plus
séparé des objets du manifesté. Ce détachement, conséquence de l’érosion des vasanas met le
mental sous contrôle de l’intellect (buddhi) :
(108up. Katha 2-III-10 et 11 p.253) « C’est seulement lorsque le mental, couplé aux cinq sens, est
parvenu à s’immobiliser, et lorsque l’intellect ne vacille plus, que le but suprême, comme on
l’appelle, est atteint. Cette emprise ferme et continue sur les sens, voilà ce qu’on appelle yoga ».
Le yogi a alors une perception unifiée de la vie:
(Yogasutras I.39 p.114) « Le yogi comprend que celui qui perçoit, l’instrument de perception et
l’objet de perception sont tous unis en lui, le témoin. Comme une pierre précieuse pure et
transparente, il reflète une pureté totale ».
Je suis si distraite : aurais je oublié de préciser que ce que le yogi comprend est ce qu’il vit en
permanence?
On retrouve cette notion de pur reflet(1) :
(Paroles cachées 2.25) « O vous qui êtes beaux en apparence mais intérieurement corrompus! Vous
êtes comme de l'eau claire mais amère, apparemment pure comme du cristal, mais dont pas une
goutte ne serait acceptée après le test du divin Examinateur. En vérité, le rayon de soleil éclaire
identiquement la poussière et le miroir; mais leurs images réfléchies sont aussi différentes que
l'étoile l'est de la terre; que dis-je! cette différence est incommensurable. »
On pourrait penser que l’état de samadhi encourage à l’inaction. S’il est clair qu’un Maître spirituel
est heureux en lui-même et pourrait se passer de tout et de tous, sa clairvoyance le pousse à faire
preuve de compassion avec tous les êtres, et agir en conséquence.

 

 


note1: J’avais promis une grande similitude entre les vedas et les enseignements de la Foi Bahaie. Cela reste vrai au niveau le plus
élevé de la spiritualité que représente le Samadhi.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                     81

9. L’unité dans l’unité
L’ordre dans lequel sont énoncés les membres du yoga de Patanjali correspond à un détachement de
plus en plus important. Cependant, il ne faut surtout pas considérer chaque membre comme
indépendant des autres, et encore moins imaginer que l’on doive attendre l’accomplissement d’un
niveau inférieur pour passer à un niveau supérieur(1). En fait, les niveaux supérieurs se développent
principalement d’eux-mêmes. Samadhi est essentiellement un résultat; le retrait des sens tourne la
conscience vers le non-manifesté, et la perception simultanée du non-manifesté et du manifesté en
découle.
(108up. Tejo Bindu 28 p.1021) « Dès lors qu’on a compris l’équivalence des différents membres du
yoga, qui pointent toutes vers le même et unique Brahman, on doit s’absorber dans ce Brahman,
égal, uniforme; »
Les religions affirment que des actions justes associées à une dévotion à Dieu (yama et niyama) se
suffisent à elles seules, la prière ayant une valeur analogue (mais complémentaire) à la méditation.
Yama et niyama ont donc une influence certaine sur la méditation (dhyana). Les postures (asanas)
favorisent le contrôle du souffle (pranayama) et la méditation. Réciproquement, le pranayama et la
méditation améliorent le fonctionnement du corps. J’ai vu souvent des méditants assidus s’arrêter de
fumer spontanément. L’alcool devient toxique, et le seuil de tolérance est abaissé. De plus, la
pratique de la méditation améliore le comportement social, soit yama et niyama.
Tout est relié de chez relié. C’est en ce sens que je comprends la traduction de yoga par attelage :
une navette qui se promène dans les membres du yoga, les enrichissant mutuellement.
10. Les pouvoirs merveilleux
Patanjali décrit des pouvoirs surnaturels qui résultent logiquement de l’état de Yoga: Le yogi laisse
la conscience universelle, aux pouvoirs infinis, agir par lui. La « possession » de tels pouvoirs
représente de nombreux dangers. Le principal est une inflation de l’ego. Les fantasmes qu’ils
peuvent générer chez nos concitoyens peuvent aussi détourner ces derniers d’objectifs acceptables.
Je prendrai donc juste un exemple : la possibilité pour un yogi de se rendre invisible. Je pense
qu’elle résulte de son aptitude à prendre le contrôle sur le mental d’autrui et détourner son attention.
BKS Iyengar est d’avis différent(2).
Précisons que les yogis accomplis ne sont pas les seuls à posséder le pouvoir se rendre invisible: les
lunettes et les clefs le peuvent aussi.

 

 

 


note1: NdA BKS Iyengar traduit le sutra 49 (p.182) de la deuxième partie des Yogasutras par « Le pranayama [..] ne doit être pratiqué
que lorsque la perfection dans les asanas est atteinte ». Je pense que ce que Patanjali a voulu dire est : « C’est bon, lorsque vous
en aurez suffisamment fini avec les asanas, faites aussi le pranayama », ce qui revient à dire « ne faites pas que des asanas toute
votre vie, bande de nases ». Une autre approche consiste à penser qu’une pratique quotidienne devrait intégrer asanas,
pranayama et méditation. C’est ce que je fais : une seconde d’asanas, cinq minutes de pranayama et environ un quart d’heure de
méditation. Je n’ai certes pas du tout raison, mais plus ou moins consciemment je pense que perfectionner le corps à outrance
revient à rénover une voiture avant de la mettre à la casse.
note2: NdA (Yogasutras III.21 p.229) « Par la maîtrise du corps subtil, le yogi peut supprimer à volonté les rayons de lumière émanant
de son corps, devenant ainsi invisible ». D’accord, mais alors le yogi apparaîtrait comme une ombre. Un appareil photo pourrait
nous départager, étant donné qu’il est en principe difficile de contrôler le mental d’une machine. Le vrai danger est que
l’appareil photo devienne invisible.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                      82

XXIX. Prenons de l'altitude dans l'attitude prise

 


Pour commencer, une règle de vie très simple que l’on devrait toujours avoir à l’esprit est de
s'accepter tel que l'on est.
J'espère ne pas trop déformer ici la pensée de Swami Prajnapad.
Il faut commencer par des choses simples. La génétique nous fait naître avec des aptitudes
différentes les uns des autres, un physique différent, ce qui représente collectivement notre richesse.
Imaginez le monde s'il n'y avait que des Énarques -ce n'est pas ma faute si les géniaux élèves de
cette école renvoient une image pitoyable- , nous aurions les impôts les plus élaborés du monde,
mais peut-être des roues carrées. Merci aux autres d'avoir arrondi les roues. Ah zut, nous avons en
France les impôts les plus élaborés du monde, à la limite de l’absurde. La CSG imposable est un
impôt direct sur un impôt direct. Au risque de me faire taxer d’andouille, je suggère d’ajouter une
TVA sur cette CSG, qui serait alors un impôt indirect un impôt direct sur un impôt direct. Au point
où on en est, je m’étonne que personne n’y ait déjà pensé. Selon les données de 2016(1), la France est
supposée avoir la deuxième place dans la catégorie des pays où l’on paye le plus d’impôts, à 0,7 %
du Danemark. Bonne nouvelle: les mutuelles obligatoires, les péages routiers, et la TSC (Taxe
Supérieure sur la Circulation) gérée par les radars en tous genres, la TSS (Taxe Supérieure sur le
Stationnement) suffisent largement à nous propulser à la première place. Je trouve Macron doté
d’une imagination débordante: après avoir joué contre son camp puis inventé le dégagisme, il nous
pond l’auto-dégagisme. La taxe sur les cons, pourtant capable de renflouer l’abyssale dette
publique, est restée dans les cartons. Nos politiques ne veulent pas la payer. On les comprend : La
seule mesure annoncée en janvier 2018 relative au contrôle technique et le délai de réparation
justifierait la taxation de notre bon premier ministre et de son patron à hauteur du plafond. La
députée expliquant à la France entière qu’il est difficile de vivre avec dix mille euros par mois n’est
pas en reste non plus. Je sais aussi flatter des personnages sans donner l’impression de cirer des
pompes funestes.
Mais nous nous égarons.
Nous avons les défauts de nos qualités. En tant que créative, je suis incapable de peaufiner un
projet. Une fois les bases posées, il ne m'intéresse plus. Le résultat: du vite fait, pas fini, bercé trop
près du mur. Arrêtez de répéter « Tout s'explique », j'ai mis des années à sortir mon torchebal, et
mon berceau n'était pas sur roulettes -en fait, je n'en suis pas sûre-.
Nous sommes à l'instant présent le résultat de nos aptitudes innées, remodelées par notre éducation
et notre environnement d'enfant, et éventuellement revues par nous à adolescence, puis forgées par
la société une fois devenu adulte. Contrairement aux apparences, il n'y a pas tant de liberté dans tout
cela.
Par dessus le marché, notre vision du monde est faussée par notre inconscient, donc susceptible de
changer de façon continuelle.
Le passé est irrévocable. Il faut l'accepter. Peu importe ce que nous considérons comme des erreurs
du passé, elles n'étaient que des expériences dont le résultat n'a pas été celui que l'on souhaiterait
avec notre vision de maintenant. Ce que nous avons fait, c'est en lien avec ce que nous étions dans
un contexte passé. La perception que nous en avons maintenant est fictive.
Donc il faut accepter ce que nous sommes maintenant, dans le présent, et faire au mieux autant que
possible à partir de maintenant. Ici et maintenant.
Évidemment, il faut aussi tenir compte des contraintes sociales liées à notre passé, mais rien
n'interdit de remettre en cause ce qui n'est pas essentiel.

 

 

 


note1: NdA  depuis 2018 , « on » est des champions.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                              83