Paradoxalement, l'ego est fortement solidaire du mental, à qui revient la tâche de réduire l'ego. Cela
ressemble à un suicide psychologique, une mort qui est nécessaire pour pouvoir renaître. C’est ce
que veut dire Jésus:
(Bible Jean 3.3)« En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'en-haut, nul ne peut voir dans
le royaume de Dieu ».
Les vedas qualifient les yogis accomplis de « deux fois nés ».
Si nos pensées restent difficiles à contrôler, nous sommes supposés être maîtres de nos actes.
Agir sur la nature de nos actes, c'est être capables d'agir sur ce qui les motive, à savoir nos désirs.
Nos désirs s’apparentent à des pensées, en ce sens qu’ils apparaissent le plus souvent de façon
spontanée, incontrôlée.
Tout ce que nous faisons de mal est motivé par le désir d’accroître notre emprise sur le monde.
L'orgueil est un gonflement de l’ego, l'avarice une survalorisation de l'argent, l'envie une volonté de
posséder davantage, etc.
Le désir est légitime. C'est le moteur commun à toutes nos actions bonnes ou mauvaises, parfois
indispensables. Il est heureux que l'on désire manger lorsque l'on a faim.
Alors comment agir sur les désirs, et comment trier ?
La méthode procède de la même démarche que pour la pensée: Lorsqu'un désir apparaît -non
contrôlé le plus souvent-, il faut se demander s'il est légitime dans une optique spirituelle. Je me
prépare à mentir, est-ce justifié? Je me prépare à dire du mal d'un collègue pour me valoriser, est-ce
justifié? Je cherche à amasser toujours plus d'agent, est ce justifié? Une fois encore, nous ne
sommes pas responsables de nos désirs, mais de ce que nous en faisons. Le contrôle des désirs
permet ainsi d'ajuster l'action de façon consciente. De même que pour la pensée, une habitude se
crée et les désirs inadaptés ne se présentent même plus.
Il arrive que nous n'ayons pas réussi à contrôler nos actes, ou que nous ayons fait un mauvais choix.
Dans ce cas, notre responsabilité est limitée. Il faut accepter ce qui s'est passé et espérer en tenir
compte dans l'avenir.
Les désirs qui s'opposent à l'évolution spirituelle rentrent dans les catégories :
 offense à autrui, y compris mensonge
 ● accumulation de richesses (qui n'est jamais qu'une forme de pouvoir)
 ● valorisation de l'ego, pouvoir
 ● paresse, y compris paresse intellectuelle
Les bonnes actions peuvent être guidées par notre « bonne conscience », (première base) ou venir
naturellement sous l’impulsion de sattva.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                            71

XXVI. Le corps

 


La purification de l'esprit ne peut se faire que dans un corps raisonnablement sain.
Il faut « simplement » d'adopter une bonne hygiène de vie: je recommande la méthode yaka.
Le jeûne, quant à lui, tient une place particulière dans toutes les religions. Il a été démontré que sa
pratique est extrêmement bénéfique, exception faite de certaines maladies.
D'autre part, rappelons que le corps accumule une partie des traumatismes les plus importants, ceux
que le psychisme n'a pas pu contrer. Le jeûne, en allégeant le corps -au sens propre comme au sens
figuré- rend la méditation et la prière plus profondes.
Par ailleurs, les postures (asanas) du Yoga et les techniques de respiration (pranayama) améliorent le
fonctionnement du corps, pouvant aller jusqu’à guérir certaines maladies rebelles à la médecine
occidentale.
Nous résumons ici une partie du documentaire de GEO diffusé sur Arte « Yoga Iyengar médecine
traditionnelle de l’Inde ».
Les yogis enseignent que le corps est le reflet de l’esprit. BKS Iyengar a développé des postures
(asanas) ayant des vertus curatives. Les asanas sont censés stimuler la circulation sanguine, et le
métabolisme. Il est souvent fait recours à des traversins, et des poids, des cordes ou des sangles pour
presser ou étirer les muscles, et ainsi augmenter le débit sanguin dans les zones affaiblies. Des
scientifiques bien de chez nous ont confirmé les vertus curatives des asanas.
Activité complémentaire, le pranayama est une technique de respiration consciemment dirigée,
employée pour diriger le mouvement des énergies subtiles dans le corps, augmentant la vitalité.
BKS Iyengar définit le prana comme l’énergie cosmique universelle.
Je ne sais pas vérifier la théorie relative au prana mais l’expérience montre l’efficacité du
pranayama. Il existe des variantes très simples qui peuvent se pratiquer assis sur une chaise dans
tout endroit raisonnablement calme et peu pollué.
***
Contre toute attente(1), nous allons établir une relation entre corps et méditation.
La méditation est une activité mentale particulière dont l'efficacité a fait ses preuves.
(Livre certitude 23.3) « La faculté de méditation dissocie l'homme de sa nature animale; elle lui
montre la réalité des choses et le met en contact avec Dieu. »
Le principe général de la méditation est de réduire et à l’extrême stopper le fonctionnement de
l’intellect et du mental, mettant ainsi l’influence des vasanas en veilleuse. Le verbe méditer pris
dans le sens de réfléchir est un contre-sens absolu pour la méditation. Méditer, ce n’est pas méditer.
Pendant la méditation, sattva a le loisir de se déployer, et l’une de ses caractéristiques naturelles est
sa capacité à éroder les vasanas. Il en résulte une amélioration de la santé, une meilleure réaction au
stress et un comportement social intégrant progressivement les valeurs de sattva, (pureté,
compassion, sagesse, connaissance, générosité), mais aussi davantage de bonheur. En règle
générale, la méditation est un processus naturel, qui doit se faire sans effort, dans des conditions
confortables.
Nous avons extrait et parfois résumé quelques phrases du documentaire diffusé sur Arte « Les
étonnantes vertus de la méditation » :

 

 

 


note1: NdT  L’auteure ne semble pas se rendre compte qu’elle fait foisonner des relations imprévisibles.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                       72

 

La méditation a été acceptée dans nos sociétés occidentales suite à de nombreuses études
scientifiques qui prouvent son efficacité sur notre cerveau et notre santé.
A la lumière du scanner, chercheurs et médecins découvrent qu’en apaisant nos esprits, la
méditation modifie de nombreuses régions de notre cerveau et influence peut-être même l’ensemble
de notre organisme. Ce qui concerne l’esprit concerne le corps, ce qui concerne le corps concerne
l’esprit; c’est une fantastique conversation. Depuis 2004, l’hôpital Sainte Anne utilise la méditation
pour soigner les dépressions chroniques et les troubles de l’anxiété. C’est une approche
complémentaire des médicaments. L’expérience qui y est menée confirme les résultats d’études
cliniques conduites en Europe et en Amérique du nord. Quand on a déjà connu deux épisodes
dépressifs majeurs, méditer vingt minutes par jour réduit de moitié le risque de rechute.
A Boston, la neuroscientifique Gaellle Desbordes étudie l’effet de la méditation sur l’amygdale.
L’amygdale est une partie du cerveau limbique impliquée dans les émotions, qui est donc souvent
décrite comme le centre de la peur, de l’anxiété ou de l’angoisse. Les personnes qui souffrent de
troubles d’anxiété ou de traumatismes [..] ont leur amygdale qui a grandi, et présente une activité
excessive: elle reste active trop longtemps après la disparition d’une émotion. Chez des sujets en
bonne santé, huit semaines de méditation réduisent effectivement l’activité de l’amygdale. L’IRM a
démontré une modification durable du cerveau de personnes pratiquant la méditation. Les effets se
prolongent en dehors des périodes de méditation.
Méditer stimule la neuroplasticité, cette capacité du cerveau à se modifier lui-même par
l’expérience ou l’entraînement. La méditation permet enfin de diriger notre cerveau. C’ est une
forme d’entraînement mental.
A l’université de Madison, Richard Davidson a démontré que la méditation réduit le stress, mais
lutte aussi contre les réactions excessives de notre système immunitaire, responsables de maladies
ayant une dimension inflammatoire: maladies cardiovasculaires, diabète, arthrose et même des
formes de démence comme la maladie d’Alzheimer. L’expérience suivante semble montrer que la
méditation a un effet anti-inflammatoire:
On sait évaluer le niveau de stress par mesure du taux de cortisol dans la salive.
Des sujets n’ayant au départ aucune expérience de la méditation sont soumis à un test de stress
psychosocial (test de Trier), puis ont repassé le même test après une formation de huit semaines à la
méditation. Avant la formation, le taux de cortisol mesuré est plus élevé et surtout redescend plus
lentement après le test.
On a pu aussi observer une réaction plus faible à un agent inflammatoire (une crème appelée
Capsaicine), et aussi une meilleure gestion de la douleur, et aussi... après les huit semaines de
méditation.
Las, je m’arrête là, la. Si je n’ai pas réussi à rendre évidentes les vertus thérapeutiques de la
méditation, ce n’est pas en noircissant des hectares de pages que je vais le faire. Je me dois
cependant d’attirer l’attention sur un point important : le corps dispose naturellement de ressources
immenses pour garantir une bonne santé. Aussi, ne devrait-on n’utiliser de médicaments -des
apports extérieurs se substituant au rôle de guérisseur du corps- que lorsqu’une aide s’avère
réellement nécessaire.
L’abus de médicaments génère un cercle vicieux, les mécanismes de défense naturels tendant à
s’amenuiser lorsqu’ils ne sont plus sollicités. Un mien cousin mécanicien qui se blessait
fréquemment, disait à juste titre : « Il faut faire travailler les bébêtes du tétanos ».

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                     73

Il existe une grande quantité de formes de méditation aux résultats comparables, mais il me semble
raisonnable de distinguer deux branches maîtresses objectivement différentes(1):
• La méditation avec objet.
• La méditation sans objet.
Un paragraphe traitant de la « voie de la compassion » sera ajouté post-mortem.
***
La méditation avec objet utilise un objet du manifesté sur lequel focaliser son attention. Il s’agit le
plus souvent d’un emplacement du corps, mais aussi de photos inspirantes, points lumineux, etc.
On parle aussi de « méditation en pleine conscience(2) » car un des buts est de valoriser la pleine
conscience de l’instant présent, au détriment des pensées incontrôlées, les imaginations.
Le Suisse Frédéric Burri, alias Elan Sarro a travaillé dans le secteur bancaire à Berne, et donc fait
un burn-out en 2006. A ce moment, il commence à s'intéresser à la méditation et à la rencontre du
Soi à travers la spiritualité. Il s'aperçoit bien-sûr que cela lui fait du bien et c'est alors qu'il décide de
partager ce bonheur avec d'autres personnes qui en ont aussi besoin, en gros nous tous. C’est ainsi
qu’ il met gracieusement à la disposition des internautes quantité de textes et de vidéos,
principalement des méditations guidées et des considérations générales sur l’attitude à adopter visà-
vis de la méditation. Le pranayama est abordé aussi.
On trouvera à l’aide du mot clé « Elan Sarro » des vidéos traitant du stress, du burn-out, de la
fibromyalgie, etc. et d’autres traitant des « effets secondaires » de la méditation, que je conseille de
visionner avant toute pratique. Je ne suis pas dupe. Ils n’en feront qu’à leur tête. N’étant pas
méditante en pleine conscience, ni d’ailleurs en totale inconscience, je suis beaucoup moins
qualifiée que lui sur ces sujets. Et repaf.
Un petit extrait de sa vidéo « La pleine conscience, c'est quoi? » :
« Lorsque l’on médite en pleine conscience, on réalise que l’on est autre chose que ce petit moi,
cette fausse identité conceptuelle. Il y a l’observateur et puis il y a ce petit moi qui peut se débattre,
qui peut avoir ses besoins, ses caprices, ses désirs, qui fonctionne en principe à travers ses
impulsions de répulsion, d’attraction... »
On l’aura compris: ce petit moi est le mental sous l’influence des vasanas.
***
La méditation sans objet est basée sur la récitation intérieure répétée de mantras, des formules
sacrées agissant de manière subtile sur l'esprit (buddhi). Il est admis par la tradition que ce sont les
qualités sonores du mantra qui priment sur sa signification.
Des expériences scientifiques menées par le moine Bouddhiste Matthieu Ricard ont prouvé une
amélioration très rapide et durable du bien-être et des relations sociales chez des sujets volontaires
ne pratiquant la méditation que depuis quelques semaines. Rien de neuf.
Ce qui va nous intéresser particulièrement est la méditation contemplative, qu'il définit ainsi :
« L’approche contemplative consiste à tourner notre attention vers l’intérieur et à observer, derrière
le voile des pensées et des concepts, la nature de la « conscience pure » qui sous-tend toutes pensées
et permet leur apparition. Cette faculté fondamentale de « connaître » existe en l’absence de
constructions mentales et d’objets de pensée. »

 

 


note1: Une fois encore, je me heurte aux « standards », si toutefois ils existent. Chacun (moi comprise) semble interpréter les catégories
de méditation en fonction de sa propre expérience.
note2: La méditation en pleine conscience est parfois attribuée à la méditation sans objet.

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                             74

La méditation contemplative est à mon avis un moyen de développement de l'intelligence
existentielle, au même titre que des exercices de mathématiques développent l'intelligence
analytique. Le sous-développement de l'intelligence existentielle, raison pour laquelle Howard
Gardner lui a affecté un coefficient 1/2 ne proviendrait pas de sa nature, mais de notre
comportement, tendant à privilégier les autres formes d'intelligence. Si l'on admet la valeur
intrinsèque de l'intelligence existentielle, il devient normal de la considérer comme disposant des
moyens de développement ad-hoc, notamment la méditation contemplative.
On admet habituellement l’absence de dimension religieuse à la méditation, mais le développement
de l'intelligence existentielle -qui permet de développer la « conscience pure », par nature orientée
vers Dieu- peut faire naître une solide volonté de vivre des niveaux spirituels.
Une comparaison peut être faite avec un arbre. La méditation consiste à arroser les racines (le
niveau spirituel), pourtant invisibles, l'arrosage des feuilles (l’action au quotidien) présentant une
efficacité réduite.
***
J’ai découvert par hasard la voie de la compassion considérée comme un troisième type de
méditation(1). L’amour universel, la compassion envers tous les êtres, et de fait la non-violence sont
des piliers du Bouddhisme, pour lequel développer ces qualités constitue une attitude constante.
Ainsi, la méditation associée devient permanente et non plus une activité séparée. Qui a dit qu’il
fallait isoler la vie spirituelle de la vie courante? Pas moi, dit le cochon. Pas moi, dit le canard. Pas
moi, dit chat(2).
***
Bon, où ce qu’on en est ?
La grande quantité de formes de méditation peut permettre de réaliser l'adéquation entre le vécu et
le psychisme du pratiquant, partagé entre ses obligations sociales et l’intérêt porté à la spiritualité. Il
en va de même pour l'alpinisme : certains préféreront au risque de leur vie la face nord de l'Eiger
tandis que d'autres préféreront les Monts de Pologne, au risque de leurs pieds.
La méditation par répétition d'un mantra offre un objet à l’intelligence existentielle pour s'exercer.
Tout comme le gui doit être cueilli avec une serpe d'or, les secrets de ce type de méditation ne se
transmettent que de bouche de druide à oreille de druide.
La méditation s'attaque de l'intérieur aux vasanas et donc aux traumatismes du corps, parfois avec
l'efficacité de bâtons de dynamite placés par un artificier compétent, mais un peu distrait. La mèche
peut être un peu courte. Aussi, je conseille vivement la pratique de la méditation dans le cadre d'un
enseignement. Les « méditants » sont souvent d'abord agréable, ce qui ne gâte rien. Par ailleurs, des
périodes d'obscurité durant lesquelles les bénéfices de la méditation -relaxation et bien-êtresemblent
avoir disparu peuvent nécessiter l'interprétation d'un intervenant extérieur.
La méditation est très en vogue aux États Unis. Végétarisme et méditation font ensemble une
régate, et commencent à débarquer en Europe.
Un rapprochement est souvent fait entre hypnose (auto-hypnose plus exactement) et méditation. Je
laisse notre lecteur dubitatif se tâter dûbitement sur ce sujet.
Par ailleurs, cette citation de Gandhi -que je respecte énormément- « Comment peut-on apprendre
à se connaître soi-même? Par la méditation(3), jamais, mais bien par l’action. » m’explose la tronche

 

 


note1: Magazine Science et vie Mars 2018
note2: Tiré du célèbre roman « La petite poule rousse »
note3: Gandi devait avoir une piètre image de la méditation, la percevant peut-être comme un frein à l'action, une des conséquences les
plus graves étant l'extrême pauvreté d'un trop grand nombre d'Indiens.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                         75

et me casse franchement la baraque. Je laisse notre lecteur bidubitatif se tâter bidûbitement sur ce
sujet.
En dehors de toute considération spirituelle, j’ai observé (et ne suis pas la seule) que la méditation
améliore les performances dans l’action. L’intellect, moins encombré par des pensées inutiles va
davantage droit au but. Ainsi, le temps utilisé à méditer peut être récupéré grâce à une meilleure
efficacité.
Si les aptitudes à la méditation sont variables d’un individu à l’autre, notre mode de vie matérialiste
peut masquer des aptitudes particulières, et il en résulte alors une grande souffrance: pour un
aspirant disposant d’une intelligence existentielle développée, une vie matérialiste impose un effort
contre nature parfois à la limite du supportable. Je pense qu’il n’y a pas d’inconvénient à mener une
vie de célibat (par nature moins dépendante des contraintes sociales) dans la mesure où l’objectif
reste d’aider son prochain dans le domaine spirituel, une catégorie d’action très noble.
C’est le sens de l’énigmatique réponse de Jésus à ses disciples (Bible Matthieu 19.10) lorsque ces
derniers s’interrogent sur la valeur du célibat. Celui qui se sait davantage doté d’ intelligence
existentielle peut rester célibataire.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                      76

XXVII. La prière

 


La prière est une activité mentale particulière dont l'efficacité a fait ses preuves.
Bon d'accord, ce copier-coller de la définition de méditation est un peu chelou.
Faisons mieux :
La prière est un acte librement consenti par lequel on s'adresse à Dieu ou à l'un de ses Messagers,
selon des modalités variables.
→ un acte: la prière a un objectif particulier.
→ librement consenti: si des contraintes sociales obligent à faire semblant de prier, ce n'est pas de la
prière, c'est de l'esclavage inutile.
→ s'adresse: le message devrait être intelligible, sinon on parle -à mon avis- de méditation.
→ selon des modalités variables: la prière peut se faire seul ou en groupe, silencieusement ou
oralement, être improvisée ou récitée, debout, à genoux, etc.
La prière fait partie des obligations communes à toutes les religions, et peut faire l'objet de
directives précises, mais spécifiques à chaque religion. Nous ne donnerons donc pas davantage de
détails sur les détails.
Dans sa forme la plus accomplie, la prière est un acte de foi -de confiance- dont le but premier est
de nous rappeler que Dieu est le vrai Maître dans notre vie. On se doit donc de respecter Sa volonté,
d'une part en mettant le monde phénoménal à sa juste place, et d'autre part en créant un lien trop
subtil pour être décrit, mélange de respect et d'amour dont le siège est le coeur humain.
(Paroles cachées 2.27) « O fils de poussière! Tout ce qui est au ciel et sur la terre, je te l'ai destiné,
excepté le coeur humain dont j'ai fait le siège de ma beauté et de ma gloire. Cependant, tu as donné
mon foyer et ma demeure à un autre que moi. »
La prière n'est pas faite pour demander n'importe quoi :
(Nuage d'inconnaissance 39) « La prière est proprement en elle-même non autre chose qu’un pieux
élan dirigé vers Dieu pour obtenir le bien et éloigner le mal. »
Une prière ne peut être exaucée que si son objectif est acceptable :
(Paroles cachées 1.18) « O fils de l'esprit! Ne me demande pas ce que Nous ne désirons pas pour
toi; sois alors satisfait de ce que Nous avons prescrit pour ton bien, car c'est là ce qui t'est profitable,
si tu sais t'en contenter. »
Je pense que le rôle de la prière est d’abord de nous remémorer nos devoirs envers Dieu, aussi mon
style est plutôt la récitation ou l’improvisation de prières courtes. Au sujet des prières :
(Nuage d'inconnaissance 37) « elles ne seront qu’en très peu de mots, oui, et le moins est le mieux.
Ah oui!, et si c’est un seul mot, de très bref de syllabe, cela sera meilleur que deux à mon avis. »
(Nuage d'inconnaissance 38) « Et pourquoi perce-t-elle le ciel, cette brève et courte prière d’une
unique syllabe? Parce que, certes, elle est priée en tout esprit(1). »
Ce choix ne conviendra pas à tout le monde. Par exemple, tous les matins je prie silencieusement :
« Mon Dieu, je te remercie pour cette nouvelle journée (commentaire climatique). Aide moi à la
rendre profitable pour Toi. »
Les autres prières de la journée sont choisies en fonction de ma sensibilité du moment.
Toute prière devant être sincère, je modifie (livre prière 19.2) « je n'ai pas manqué à mon devoir
envers ta Cause » par « je sais que j'ai manqué à mon devoir envers ta Cause ».
Le passé est le passé.
C'est aussi pour cette raison que je rédige très égoïstement ce devoir de religion.
Une prière, même une simple pensée dans une prière, rend hommage à nos défunts:

 

 


note1: La forme de prière évoquée ici se rapproche de la méditation.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                    77

 

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