Nous décrirons un moyen universel et efficace pour lutter contre le stress, mais en attendant,
quelques conseils:
Si votre supérieur hiérarchique a une tête de babouin, démissionnez!
Sinon si votre supérieur hiérarchique a une tête de singe, méfiance!
Sinon si votre supérieur hiérarchique a une tête de rat, exploitez ses faiblesses cognitives.
Sinon si votre supérieur hiérarchique est un mâle bêta, exploitez ses faiblesses générales.
Il est dommage que je n’aie eu connaissance de cette règle durant mon activité professionnelle. Le
burn-out survient lorsque le stress n’est plus gérable, mais l’échelle ultime (casburn-out) est atteinte
lorsqu’il faut affronter la sécurité sociale suite à un burn-out. Je ne plaisante pas. Oui, j’ai de plus en
plus le sentiment que la gestion administrative des dossiers de la la sécurité sociale est délocalisée
dans un pays où on ne parle pas du tout français. Mais considérant que le personnel de cette
vénérable institution est tout aussi victime que ses patients, je m’interdis de lui rentrer dedans. Le
résultat est du stress en boucle. C’est pour moi la cause majeure du pessimisme français: des
institutions très coûteuses qui génèrent du stress, et aucune amélioration en vue.
On peut se consoler en constatant qu’en Espagne, où la gestion de la santé a été confiée à des
mutuelles privées, dont le métier consiste naturellement à percevoir les cotisations en évitant tout
règlement de prestations, la situation est bien pire. De plus, des fraudes portant sur des sommes
considérables restent à ce jour connues et impunies. En Angleterre, c’est le système de santé dans sa
globalité qui semble à l’agonie. Je ne pense absolument pas que l’on puisse faire confiance à une
assurance privée. En France, le code des assurances, qui a force de loi, a manifestement été écrit par
des assureurs pour des assureurs. La difficulté que représente le recours auprès de tribunaux de la
part d’un « assuré » incite les compagnies d’assurance à ne pas indemniser convenablement leurs
victimes, quitte à perdre un procès de temps en temps. Elles restent statistiquement gagnantes.
Petite remarque: Lorsqu’un service public est momentanément indisponible, il se justifie par: « Pour
mieux vous satisfaire... ». Sous entendu: quand on ne travaille pas, c’est dans l’intérêt du public.
Pas bête.
Les alliés du corps sont à l’inverse les pratiques anti-stress. Citons simplement un bon sommeil, le
rire, la sérénité, l’activité physique modérée et évidemment l’absence de conflits.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                             54

XXI. La conscience. Une approche occidentale

 


Les connaissances de la Tradition indienne, résultat de l'étude de la conscience menée à des niveaux
très supérieurs à ceux atteints par nos philosophes et nos psychologues seront exposées dignement.
Jusqu’ici nous avons lourdement mis en évidence le rôle considérable et peu réjouissant que prend
l’inconscient dans nos vies. Dans cette première phase – je n’ai à peu près rien dit sur la conscience
dans le chapitre précédent-, je propose d'utiliser l'approche occidentale. La mémoire - terme pris au
sens large- fera l’objet d’une attention particulière.
Je propose cette définition de la conscience: relation intériorisée immédiate ou médiate qu’un être
est capable d’établir avec le monde où il vit ou avec lui-même.
Médiate traduit l’intervention d’un tiers. C’est le cas lorsque nous écoutons un orateur ou lisons.
Nous avons alors davantage conscience des idées véhiculées par le media (une succession de mots)
que du media (l’orateur ou le livre).
Dans le cas particulier de l’observation -la deuxième entité est dans le monde phénoménal(1)-, le
résultat de la relation est faussé par celui qui perçoit.
Un exemple : Si je propose une lumière rouge à une majorité, et demande quelle en est la couleur,
elle répondra « rouge ». Un daltonien répondra « gris-marronnasse », un aveugle « ne sais pas », un
paranoïaque « c’est quoi cette question? » . L’objet, identique dans les quatre cas, induit des
consciences totalement différentes, conditionnées par des aspects génétiques, physiologiques ou
psychologiques du sujet. La conscience dépend aussi à notre insu de facteurs biologiques (toxiques,
tension artérielle, digestion, fatigue, etc.) et des traces laissées par notre vie.
A ce titre, on peut considérer notre conscience comme tout autant influencée par la subjectivité que
l’objectivité, et ainsi ce que nous concevons comme une vérité n’est jamais que notre vérité.
L’expression « s’entendre avec quelqu’un » est intéressante. Elle traduit une concordance de vues,
de langage, de modes de vie, rendant compatibles deux vérités de toute façon distinctes.
Sans vouloir philosopher, on pourrait alors considérer la très grande majorité des relations à
l’origine de notre conscience comme médiates, puisque faisant intervenir trois facteurs: le sujet, un
perturbateur, l’objet. Bonne migraine à tous.
Nous allons maintenant détailler quelques composants importants de la conscience de veille.
La mémoire est incontournable. Le défilement permanent et irréversible du temps fait que l’instant
présent, de durée infinitésimale, n’a pas d’existence réelle, et donc dans l’absolu ni le passé, ni le
futur n’existent réellement. Ce qui donne une existence au présent et au passé proche est la
mémoire, dite « mémoire sensorielle », qui agglutine – le terme mathématique est « intègre »- une
somme infinie d’objets inexistants pour leur donner une réalité limitée.
La projection dans le futur fait appel à une forme d’imagination requérant de la mémoire. Penser
« demain j’irai faire les courses » n’a de sens que si nous savons ce que veut dire « demain », et
savons où trouver les commerces. La mémoire à long terme est sollicitée.

 


note1: Le monde des phénomènes, des objets. Nous n’avons pas utilisé « manifesté », terme beaucoup trop global que nous réservons
aux vedas.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                          55

 

L’intelligence devrait être incontournable.
Une troublante définition du philosophe Pierre Desproges :
« L'intelligence, c'est le seul outil qui permette à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur ».
Heureusement, on doit à l'intelligence notre capacité d’adaptation aux circonstances présentes ou à
une situation virtuelle -c'est le cas lorsque l'on se fixe des objectifs-. Une vision positive de
l’intelligence est son aptitude à combattre nos défauts. Une de ses manifestations est l’analyse
critique.
J'affirme ici que l'intelligence est organisée autour de quatre composantes principales:
- La mémoire
- La corrélation
- le temps
- l'intuition


Les émotions sont exclues de cette liste. En effet, elles peuvent entrer en conflit avec l'intelligence,
constituant ainsi un contre-pouvoir trop souvent ignoré. Citons simplement « l'intelligence du
coeur ».
De malheureuses expériences faites plus ou moins involontairement dans des pays de l’Est -des
bébés laissés à l’abandon dans un berceau toute la journée- ont montré que le développement de
l’intelligence se fait dès la naissance, et peut-être même avant. Le milieu culturel joue rapidement
un rôle absolument déterminant. Un garçon né dans un environnement viril aura énormément de
mal à valoriser ses talents de danseur (intelligence corporelle)(1).
La mémoire constitue une composante essentielle de l'intelligence. Confrontés à une situation
analogue précédemment vécue, une reproduction du comportement adopté dans le passé est
considérée comme adéquate. A l’extrême, le préjugé -par ailleurs indispensable, car sinon il faudrait
tout le temps tout réinventer- est une forme d'intelligence réduite à la seule mémoire.
D'autre part, même si la situation est nouvelle, la mémoire -dite mémoire de travail- est à minima
sollicitée pour figer les données de base (position du problème), le but que l'on se fixe, et
éventuellement des données intermédiaires. A titre d'exemple, la difficulté rencontrée pour effectuer
un calcul mental provient de la nécessité de stocker des données intermédiaires résultant de calculs
élémentaires très simples.
Ensuite, la mémoire est sollicitée de façon plus ou moins volontaire, et avec plus ou moins de
succès pour enregistrer une « méthode intelligente » qui vient d’être utilisée. C'est à cette
mémorisation que l’on doit l'accroissement de notre intelligence par le travail. Malgré notre ego
surdimensionné, nous ne sommes jamais que des singes un peu moins velus (les hommes surtout)
qui se contentent de recopier l'intelligence des autres, enseignants, collègues, médias, excepté bien
sûr les émissions débiles à la télévision que leur intelligence il n'y en a pas. Dans un livre traitant de
spiritualité, il est absolument indispensable de faire le lien entre l'anglais monk (moine) et monkey
(singe). Les moines bouddhistes se rasent la tête pour marquer leur différence et ne pas être tentés
de couper les cheveux en quatre.
Une partie de notre intelligence est acquise à la naissance. Fuir devant un crocodile est un
comportement intelligent inné, sauf chez les masochistes invertébrés. En règle générale,
l’intelligence nous rend plus ou moins doués dans certains domaines.
Mozart était doué d'une intelligence musicale prodigieuse.

 

 


note1: C’est le thème du beau film « Billy Eliot ». Finalement, Billy Eliot réussit à valoriser ses talents, ce qui est perçu comme
quelque chose de magnifique.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                          56

Le psychologue Howard Gardner a décrit 8,5 formes d'intelligences ayant chacune un domaine de
prédilection.
Des métiers sont proposés par mes soins avec une pertinence extrême.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eh oui, Gardner a affecté un coefficient 1/2 à la dernière…
La répartition de ces intelligences définit les aptitudes de chacun. Des études récentes ont montré
que le développement d’une forme d'intelligence se fait surtout par réduction de l'activité des autres
formes. Par exemple, un baratineur (qui peut donc se passer de toutes les formes d'intelligence
autres que verbale), aura tendance à développer son intelligence verbale en négligeant son
intelligence spatiale, et cqfd(1). Mon intelligence dominante m'incite à introspecter le cortex de tout
ce qui bouge et peindre ou dépeindre le reste.


La corrélation est le processus qui fait le lien entre les différents éléments mémorisés. Elle peut se
faire de façon inconsciente. Citons par exemple la résolution durant le sommeil ou pendant un coma
éthylique de problèmes techniques sur lesquels on a séché la veille. Le raisonnement est un cas
particulier, parce que principalement conscient. La créativité engage une mémoire plus vaste que
dans le seul raisonnement. Un artiste peintre utilisera à la fois sa mémoire du geste et une mémoire
visuelle -d'un objet qui peut éventuellement n’exister que dans sa tête-. Certes, il n’est pas facile de
faire preuve d’imagination, tout en s’interdisant toute imagination(2).
(Bible Matthieu 19.12) « comprenne qui pourra »(3).
Et le temps dans tout ça ?

 


Bergson s’est penché sur ce concept ambigu. A juste titre, il conclut que le terme approprié est
durée. L’écoulement du temps est la mesure du changement dans le monde physique. Le tic-tac
d’une horloge donne une mesure précise tandis que les états déconnectés (sommeil, rêverie,

 

 

 

note1: NdT  Abréviation de « ce qu’il fallait démontrer »
note2: Nous verrons qu’au niveau spirituel, imagination est synonyme d’ignorance.
note3: J’ai toujours été sidérée par ce passage des évangiles ; Jésus a-t-il vraiment répondu ça?

 

 

                                                                                                                                                                                                                             57

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méditation parfois) ne sont que très peu soumis à sa contingence. Le niveau spirituel de la vie est
ainsi non assujetti au temps, ce qui donne une pertinence à la notion d’éternité. Vie spirituelle
accomplie est synonyme de vie éternelle. La notion d’éternité se heurte à notre compréhension du
temps. Dieu étant par principe atemporel, il est raisonnable de supposer que Sa vision de notre futur
et notre passé ne sont pas différenciés. Le paradoxe qui en découle a conduit quelques philosophes
du siècle des lumières (Voltaire et Diderot notamment) à considérer que « Tout est déjà écrit », ce
qui revient à « ce qui doit arriver arrivera fatalement », notre liberté étant nulle face au destin de la
Providence. Einstein nous expliquerait alors que de jouer simultanément avec deux référentiels
aboutit à un résultat idiot. La question restera à jamais insoluble.
Cessons de délirer, dans notre culture de la performance, le temps est aussi associé à l'intelligence.
Nos examens scolaires, dont le but théorique est d’évaluer notre intelligence dans une matière
particulière, attribuent au moins autant de valeur au temps qu'à notre mémoire et notre capacité de
raisonnement. Un devoir prévu pour quatre heures mais réalisé par cerveau mi-lent pourra être noté
10/20 même si cet organe ramolli est capable de réaliser l'intégralité du devoir.
Nos grand-parents vivaient à un rythme beaucoup plus lent que nous et n'en étaient que plus
heureux.
L’intuition est une forme d’intelligence particulièrement subtile. Les machines les plus
perfectionnées ne parviendront jamais à faire preuve d’intuition, mêmes aidées de VLANs(1). Et vlan.
Sous ses diverses formes, ont peut rapprocher intuition de instinct, sentiment, connaissance
immédiate.. c'est pas gagné.
Analysons la pensée « j'ai l'intuition que ce pont va s'écrouler si je marche dessus ».
Il ne s'agit évidemment pas d'un pont de chemin de fer, d'un pont autoroutier, mais d'un pont en
pierre non-entretenu, ou d'un bricolage improvisé. Dans ce cas, les éléments utilisés pour générer
l'intuition sont bien réels, mais le mode de raisonnement utilisé, trop complexe pour notre
entendement, reste inconscient.
Dans l'exemple «j'ai l'impression qu'il va pleuvoir », il sera plus souvent fait appel à notre mémoire
météorologique, par rapprochement avec une situation analogue dont nous n'avons plus conscience.
Dans une autre catégorie, le trader qui abandonne sa carrière monstrueusement lucrative pour se
consacrer aux plus pauvres, ne serait-ce pas à la suite d'une intuition? Une intelligence innée, un
instinct enfoui jusqu'alors n'aboutirait-il pas au même résultat?
Et le médium authentique, capable de retrouver les traces d'un animal domestique disparu(2), n'est il
pas sujet à des intuitions hors normes humaines?
Paire de phrases du philosophe Albert Einstein :
« L'intuition est un don sacré et la rationalité en est un loyal serviteur. Nous avons généré une
société qui honore le serviteur et a oublié le cadeau. »
Au fond, n’aurait-on pas oublié Dieu?
En résumé, un tableau intuitif:

note1: NdT  Virtual Local Area Network
note2: NdA  Il s’agit d’une expérience vécue.
note3: NdA L'avantage des émissions débiles à la télé, c'est qu'au moins on est sûr qu'elles existent.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                          58

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